Rôle de l’Office de la Biccherna

Le bureau de la Biccherna était en charge de la gestion de toutes les rentrées d’argent et de toutes les dépenses effectuées au nom de la Commune.

Les compétences de la Bicherna étaient multiples et subirent des modifications avec le temps. En plus de la collecte de l’argent et de la responsabilité des dépenses, le bureau avait la charge de garder les armes séquestrées, les registres des personnes emprisonnées et de celles débitrices vis-à-vis de la Commune, la liste de ceux qui étaient habilités au notariat et des personnes susceptibles d’être élues à des emplois publics. Elle payait également les aumônes de la Commune aux églises et aux couvents.

Dès le XIVe siècle, l’importance de la Biccherna sur le plan financier fut réduite du fait de la création de la Gabella Generale. [1] Elle perdit alors le monopole de la gestion directe des entrées d’argent mais conserva l’administration des dépenses.

En 1360, après la fin du gouvernement des Neufs, de nouvelles compétences lui furent attribuées et le camerlingue, ou trésorier, fut dorénavant choisi parmi les citoyens pour une mission d’une durée d’un an et non plus de six mois (le mandat des provveditori demeurant d’une durée inchangée).

La réforme médicéenne ne modifia pas la sphère de compétences de la Biccherna mais son imporance fut considérablement diminuée par l’institution de la Depositoria granducale[2] Ce n’est qu’à l’avènement du grand-duc Pierre Léopold que la Biccherna fut supprimée en même temps que le furent toutes les autres institutions hérité du temps de la Commune.

[1] Préciser

[2] Préciser