PRÉSENTATION DU MUSÉE

Le siège de la Pinacoteca Nazionale de Sienne occupe les palais Brigidi e Buonsignori, datant tous les deux de la fin du gothique. Le premier palais date du XIVe siècle. date du XIVe siècle. Le second, construit dans le style gothique à partir de 1440, est une construction voulue par le banquier siennois Giovanni di Guccio.

La collection de ce qui allait devenir l‘actuel musée a été constituée à partir d’un premier ensemble réuni au cours de la seconde moitié du XVIIIe s. par l’abbé Giuseppe Ciaccheri (Livourne, 1723 – Sienne, 1804) grâce à l’acquisition d’œuvres provenant des confraternités laïques supprimées en 1783 par Pietro Leopoldo, Grand-duc de Toscane.

MILANESI G., Catalogo della Galleria dell’Istituto di Belle Arti di Siena, Siena, 1852.

L’année 1810 fut, à son tour, marquée par la suppression de certains ordres religieux sur décision de Napoléon. C’est à cette occasion que la collection initiale de la Galleria dell’Istituto di Belle Arti di Siena, créée en 1816 sur l’initiative de Giovanni Bianchi, s’enrichit de chefs-d’œuvres en provenance des églises et des monastères consernés par cette suppression. Financée jusqu’à cette date par le grand-duché de Toscane, la Galleria dell’Istituto provinciale di Belle Arti passa sous l’autorité de la Commune en 1846, puis sous celle de la Province de Sienne en 1864, devenant alors la Galleria del Reale Istituto provinciale di Belle Arti. De nouvelles suppressions qui eurent lieu à la fin du XIXe s. (1867), ainsi que plusieurs donations importantes, parmi lesquelles la Collection Spannocchi en 1932, permirent encore d’accroître le fonds du musée.

Catalogo della galleria del R. Istituto provinciale di Belle Arti di Siena, 1872.
Catalogo della galleria del R. Istituto provinciale di Belle Arti di Siena, 1864.

La Pinacoteca Nazionale, héritière de la Galleria del R. Istituto provinciale di Belle Arti, elle-même devenue entretemps Regia Pinacoteca, a été inaugurée dans sa forme et dans ses locaux actuels (les Palazzi Buonsignori et Brigidi), en 1932, sous l’autorité scientifique de Cesare Brandi. Son premier catalogue, publié en 1933 par le grand historien de l’art siennois, demeure une référence.