Pittore duccesco del secondo decennio del Trecento, « Madonna Addolorata »

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Pittore duccesco del secondo decennio del Trecento (peintre de la manière de Duccio actif dans la seconde décennie du Trecento ou XIVe siècle)

Détail du Crocifisso (Croix peinte), Tempéra sur bois, 211 x 145 cm.

Provenance : Don Ciaccheri (Bacci).

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

Les croix peintes des XIIe-XIIIe siècles font fréquemment apparaître deux images aux extrémités latérales du patibulum [1], en général, comme ici, la Vierge de douleurs à gauche et Jean l’Evangéliste à droite.

La Vierge dite « de douleur » est figurée avec une expression qui se doit d’être la plus émouvante possible aux yeux de celui qui la regarde. C’est pourquoi on la voit  tantôt grimaçante de douleur, tantôt, comme ici, les yeux rougis par les pleurs et d’une insondable tristesse. Il est fréquent qu’elle explicite d’un discret geste indicatif la cause de la douleur qui l’étreint.

[1] Patibulum : Traverse horizontale de la croix, sur laquelle étaient attachés les condamnés. Au Moyen Âge, la fourche patibulaire d’un gibet était constituée de la traverse de bois fixée horizontalement sur deux, parfois trois, colonnes de pierres, sur laquelle les condamnés à mort étaient pendus et leurs corps abandonnés afin d’être exposés à la vue des passants. Les progrès de la civilisation n’avait diminué ni la cruauté des procédés utilisés, ni même le principe inexorable d’une telle peine.