Guglielmo eremita

Une dizaine, au moins, de personnages sacrés portant ce nom, l’identification d’un saint nommé Guillaume est quelque peu hasardeuse, ou problématique. Le plus célèbre d’entre eux est Guillaume de Gellone (vers 755 – 812) ou Guillaume d’Aquitaine ou encore Saint Guilhem, duc d’Aquitaine, réputé membre de l’entourage de Charlemagne, qui construisit un monastère à Gellone (aujourd’hui Saint-Guilhem-le-Désert).

Guillaume d’Aquitaine ne fait peut-être qu’un avec Guillaume de Malavalle [1] ou de Maleval (né en France à une date inconnue, et mort en à Castiglione della Pescaia, joli bourg de bord de mer dans la Maremme toscane).

Ermite contemplatif et fondateur de l’Ordre des Guillemites.

La légende veut qu’il ait accompli plusieurs miracles et terrassé un dragon avec son bâton de pèlerin.

Iconographie
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Le type iconographique de saint Guillaume est aussi flottant que son origine et même, que son identité. Il est représenté

  • tantôt imberbe, tantôt barbu
  • en tant que chevalier ou en tant qu’ermite

Les attributs iconographiques de Guillaume de Malavalle sont

  • une couronne pénitentielle ou un heaume, sorte de casque marqué du signe de la croix, ajusté à l’aide de sangles sur la tête
  • un bâton de pèlerin
  • un dragon qu’il foule aux pieds
  • une cotte de mailles qui apparaît sous son manteau noir des Guillemites

[1] Le nom de Malavalle (mauvaise vallée) en dit long sur l’endroit, situé dans la Maremme toscane, où Guillaume se serait retiré pour vivre une vie d’ermite.