Cristoforo di Bindoccio e Meo di Pero, « Ciro »

Cristoforo di Bindoccio (Sienne, documenté de 1361 à 1407) et Meo di Pero (Sienne, documenté de 1370 à 1407), attr.

Ciro (Cyrus), vers 1350-1375.

Fresque

Inscriptions :

  • (au sommet, sur la corniche) : « EL GRANDE. CIRO RE. DI PERSIA » [1]
  • (dans l’image) : « TAMIRRA » [2]

Provenance : In situ.

Asciano, Museo Civico Archeologico e d’Arte Sacra, Palazzo Corboli, Sala di Aristotele.

« Tamirra » (Thomiris), assise sur son trône, ordonne d’un geste d’autorité la mise à mort de Cyrus que l’on voit penché devant elle, les mains jointes, encore coiffé d’une couronne royale devenue parfaitement inutile. Un homme lève haut une épée … Fort heureusement, Cristoforo et Meo, les deux auteurs de la fresque, à moins qu’il ne s’agisse sage d’une décision du commanditaire, renonce à faire figurer au moment le plus ignoble de l’épisode, dans lequel la reine fait immerger la tête de Cyrus dans une outre emplie du sang humain dont le roi défunt fut si avide durant son existence.

[1] « Le grand Cyrus, roi de Perse ».

[2] « Thomyris ». Thomyris ou Tomiris (Philippe Quinault, dans la tragédie La Mort de Cyrus, écrit Thomiris), reine légendaire des Massagètes, peuplade probablement apparentés aux Scythes. Elle est célèbre pour avoir mis fin au règne de Cyrus le Grand qu’elle a fait prisonnier avant d’ordonner sa décapitation. Considérée comme la dernière reine des Amazones, elle est célébrée comme libératrice de sa patrie (« ET PATRIAM LIBERAVIT SUAM ») dans le splendide portrait d’elle peint par Andrea del Castagno parmi la série des personnages illustres.

Andrea del Castagno, La regina Tamirra. Fresque détachée. Florence, Museo degli Uffizi).