La Vierge de la Porta Romana

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Fig. 1

Porta Romana. Détail de la niche dans laquelle était peint le Couronnement de la Vierge.

Comme la totalité des autres portes percées dans l’enceinte fortifiée de la ville, la Porta Romana était ornée d’une figure de la Vierge : ce type de représentation, systématique à Sienne où toutes les portes de la ville étaient ornées d’une représentation mariale, visait à honorer la Protectrice en titre de la cité mais aussi à invoquer sa protection divine, non sans informer au passage les étrangers y accédant  de la qualité de la protection dont elle faisait l’objet de la part de la Mère de Dieu, pas moins. La fresque était située au-dessus de la porte, côté ville, à l’intérieur d’une structure architectonique en forme de niche qui existe encore (fig. 1)

Après une première intervention due à Taddeo di Bartolo en 1417, la Vierge de la Porta Romana, d’abord reprise par Sassetta, ne fut finalement achevée qu’en 1469, soit trois ans après la mort de celui-ci en 1466, par Sano di Pietro. Ce sont donc trois grands peintres qui se sont succédés ici. Le décor comportait la représentation de l’épisode biblique du Couronnement de la Vierge sur l’arche centrale, complété par une Gloire d’anges (Gloria di angeli) sur l’intrados de l’arche qui protège cette même lunette (voir fig.1).

En 1978, dans un but de conservation, les restes de ces fresques ont été détachés, et transférés dans la Basilique de Saint-François où elles sont aujourd’hui exposées sur la contre-façade (l’envers de la façade à l’intérieur de l’édifice).