Sienne

Sienne

« Sienne ne pèse pas sur les sommets, elle les couronne. Légère, elle repose sur sa triple colline, comme un fronton sur trois colonnes ; c’est ainsi que la représente un de ses plus ingénieux artistes, telle qu’une belle offrande aux mains de la Vierge à genoux. Rarement la terre a-t-elle fait au ciel un plus noble présent, que celui de cette ville aérienne. » [1]Louis Gillet, « L’art siennois », dans Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 23, 1904 (p. 367-398). La formule : « c’est ainsi que la représente un de ses plus ingénieux artistes, telle qu’une belle offrande aux mains de la Vierge à genoux » réfère à une célèbre tablette de Biccherna (Neroccio di Bartolomeo di Benedetto de’ Landi, La … Poursuivre.

Informations :

  • Ufficio Informazioni e Accoglienza Turistica
    • Palazzo Berlinghieri. Il Campo, 7.
    • Tél. : + 39 0577 292222 
    • Mail : siena.iat@terredisiena.it

Se rendre sur place :

La ville « est située au centre d’un vaste paysage vallonné, entre les vallées des fleuves Arbia au sud, Merse au sud-ouest et Elsa au nord, les systèmes collinaires du Chianti au nord-est, la Montagnola Senese à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. Le paysage de la ville est caractérisé par une géomorphologie complexe, semblable à une sorte de « plateau » dont les bords sont marqués par de profondes boucles d’érosion. On peut identifier trois crêtes principales, qui se rejoignent pour former un Y au point de rencontre des trois terzi ou terzieri (Terzo di Città, di Camollia et di San Martino) par lesquels la ville était divisée depuis le Moyen Âge, qui convergent pour former la colline de Sienne dans la zone de Castelvecchio, la zone de la plus ancienne implantation urbaine avec la colline du Duomo [2]« Sur les origines et le développement de la très ancienne Sienne (Cristofani 1979, 194-196). Les premières fréquentations humaines remontent au XIe-Xe siècle av. J.-C. ; entre la fin du VIIIe et la première moitié du VIIe siècle avant J.-C., la formation de petits villages est attestée dans les zones entourant la ville mais les premières traces d’un peuplement stable ne … Poursuivre.

« Entre la seconde moitié du XIe siècle et tout au long des XIIe et XIIIe siècles, Sienne se développe rapidement. La ville est traversée par une route très importante, la Via Francigena, qui favorise son développement démographique, économique et politique. [3]Sur le rôle joué par la Via Francigena dans le développement de la ville du Xe au XIe siècle, voir l’important essai de Sestan (*) où l’historien, non par hasard, définit Sienne comme « figlia della strada » (« fille, ou née de la route »). (*) Ernesto Sestan, « Siena avanti Montaperti », dans Bullettino senese di storia patria, Ser. 3, … Poursuivre Le noyau urbain le plus ancien, formé par les collines de Castelvecchio et du Duomo – la civitas de l’époque romaine et du haut Moyen Âge qui, jusqu’au XIe siècle, était encore entourée par les anciens murus Comunis – est flanqué de nouveaux villages. Au cours du XIIe siècle, en effet, bien que le cœur de la ville fût encore la civitas épiscopale, le centre de développement se déplaça rapidement vers la vallée, en particulier vers les villages qui surgirent au nord le long de la Francigena dès la seconde moitié du XIe siècle et furent fortifiés au cours du XIIe siècle, où se trouvaient, outre les principaux magistrats municipaux, les maisons d’une bonne partie des grandes familles consulaires et, par la suite, de nombreuses familles de marchands et de banquiers. Leur présence qualifie l’espace et le tissu bâti du cœur de la ville : sur le plan architectural et topographique, en effet, les éléments qui définissent l’espace urbain sont représentés non seulement par les structures des institutions religieuses et laïques qui gouvernent la ville mais aussi par toute une série de bâtiments privés de nature monumentale, parmi lesquels se distinguent les résidences des grandes familles qui dominaient la vie politique et économique de Sienne [4]« Ugurgeri, Forteguerri, Antolini, Cauli e Ponzi font partie des principales familles impliquées dans la première affirmation de la Municipalité ; sur les espaces et les « lieux de pouvoir » à Sienne entre le XIe et le XIVe siècle, voir Causarano (2019). » Note de l’auteur. (*) Marie-Ange Causarano, « Vescovi, Comune ed elites cittadine. Spazi e luoghi del potere … Poursuivre. La ville du XIIe siècle, comme celle du XIIIe, se distingue de plus en plus du paysage environnant par la verticalité des bâtiments qui dominent le paysage urbain, celle des clochers des églises et, surtout, celle des tours et des maisons-tours des classes dominantes, destinées à la défense personnelle et à l’affirmation du prestige et du pouvoir familial, signe tangible du rôle politique, économique et social atteint par les élites laïques au sein de l’échiquier urbain. » [5]Marie-Ange Causarano, « Costruire a Siena tra XII e XIII secolo: cantieri, costi e materiali », dans Rocio MAIRA VIDAL et Anna Marìa RODRIGUEZ LÓPEZ (dir..), El coste de la construcción medieval. Materiales, recursos y sistemas construtivos para la petrificatión del paisaje entre los siglos XI y XIII, Madrid, CSIC, 2021, pp. 207-228.

Repères historiques
CHRONOLOGIE DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS HISTORIQUES
DatesÉvénements historiques
Vers 750 av. J.-C.Fondation légendaire de Sienne par Senius et Aschius
IV – IIIe s. av. J.-C. Fondation de la cité étrusque
Ier s. av. J.-CSienne, ville romaine, devient Municipe et acquiert la citoyenneté romaine
70 ap. J.-C.Saena Julia, colonie militaire de la Tuscia, se voit imposer l’obligation de respecter l’autorité romaine [6]Tacite (Historiae, Livre IV) rapporte que l’empereur Vespasien dut imposer aux Siennois l’obligation de respecter l’autorité romaine, suite à l’outrage fait au sénateur Patruitus lors de sa visite officielle à Saena Julia, colonie militaire de la Tuscia.
IIIe s. – IVe s. ap. J.-C.Introduction du Christianisme
VIe s. – IXe s.Domination lombarde 
Des « gastaldi » [gouverneurs] administrent la ville
IXe s. – Xe s.Sienne passe sous domination franque
Xe s. – 1125Les évêques remplacent les comtes francs et deviennent les chefs politiques de la cité
XIe s.Fondation de l’Hôpital de Santa Maria della Scala à Sienne
1082Premier affrontement entre Sienne et Florence, près de Lecceto, au bénéfice des Siennois
1125Naissance de la République de Sienne
1125 – 1559République de Sienne
1125 – 1199Gouvernement des Consuls
1141Sienne accède au statut de Commune
1147Soulèvement populaire. 
Un des trois consuls sera dorénavant issu du peuple
1158L’empereur Frédéric Barberousse confirme les droits de Sienne sur les territoires conquis
1174Affrontement entre Sienne et Florence à Asciano, au bénéfice des Florentins
1178Instauration de la fonction de Podestà qui perdurera jusqu’en 1503
1180L’empereur cède ses droits sur San Quirico d’Orcia. 
Sienne peut battre monnaie
1184Bataille de Ponte del Rosajo. 
Sienne défait les troupes impériales de Frédéric Barberousse
1197Sienne se rapproche de Florence et participe à la « ligue des cités guelfes »
1199 – 1234Gouvernement des Podestà
1200Paix entre Sienne et Florence
1201Alliance avec Perugia
1203Le Podestà Ogerio concède le Chianti aux Florentins
1208Les troupes de Sienne et Orvieto sont défaites par les Florentins
1228Alliance de Sienne, Pistoia, Pise et Poggio Bonizio contre Florence
Début de la construction de la Cathédrale
1229Affrontement entre Sienne et Orvieto, au bénéfice de Sienne
1234 – 1270Gouvernement des Vingt-Quatre
Période gibeline de Sienne
1240Fondation de l’Université de Sienne
1251Nouvelle alliance entre Sienne, Pistoia, Pise et Arezzo
1252 Perte de Montalcino (au profit de Florence)
1252Instauration de la fonction de Capitano del Popolo qui perdurera jusqu’en 1561
12604 septembre : Victoire de Sienne à Montaperti contre Florence
1260La Vierge patronne et protectrice de Sienne
1269Défaite de Sienne à Colle di Val d’Elsa contre Florence
1270Paix entre Sienne et Charles d’Anjou
1270 – 1286Gouvernement des Trente-Six, puis des Quinze
1287 – 1355Gouvernement des Neuf
1288 – 1289Défaite puis victoire des Siennois contre les Arétins
1298Début des travaux de construction du Palais Public
1310En cette année ont lieu deux événements marquants : le transport solennel, sur le maitre-autel de la Cathédrale, de la Maestà à peine achevée par Duccio di Buoninsegna et la traduction en langue vulgaire, par le notaire Ranieri Gagalandi, du Statut de la Commune de Sienne.
1310 – 1313Conflit avec l’empereur Henri VII
1315Défaite des Guelfes Siennois et Florentins contre Castruccio Castracani, à Montecatini
1318Révolte populaire et aristocratique contre les Neuf
1325Défaite des Guelfes Siennois et Florentins contre Lucques, à Altopascio
Fin de la construction du Baptistère
1339Début du chantier du Duomo Nuovo, agrandissement de la Cathédrale
1341Défaite cuisante des Guelfes Siennois et Florentins contre Lucques
1348Peste noire [7]Angelo di Tura évoque la situation dramatique de l’année 1348 en termes particulièrement cruels : « E io Agnolo di Tura, detto Grasso, sotterrai i miei figlioli co’ le mie mani ; e anco furo di quelli che furono sì mal coperti di terra, che li cani ne trainavano, e ne mangiavano di molti corpi per la città. » (« Et moi, Agnolo di Tura, dit le Gras, j’ai enterré … Poursuivre
Fin de la construction de la Torre del Mangia du Palazzo Pubblico
1355 – 1399Succession de Gouvernements de Prieurs (Gouverneurs)
1380Mort de Catherine Benincasa (1347-1380), future sainte Catherine de Sienne
1390Perte définitive de Montepulciano (qui s’allie à Florence)
1399 – 1404Signoria dei Visconti
1405 – 1487Succession de Gouvernements de Prieurs (Gouverneurs)
1432Le territoire de Sienne est à son extension maximum et évoluera peu pendant un siècle [3]
1432Défaite de Sienne à San Romano contre Florence.
1444Mort de Bernardino degli Albizzeschi (1380-1444), futur saint Bernardin de Sienne
1458 – 1464Pontificat de Pie II
Sur volonté du Pape, des nobles sont intégrés dans le gouvernement
1472Création d’un mont-de-piété, future banque Monte dei Paschi di Siena
1487 – 1525Signoria dei Petrucci
1494 – 1559Guerres d’Italie, menées par la France 
1511Pandolfo Petrucci, lâchement, cède Montepulciano à Florence
1525 – 1548Succession de Gouvernements de Prieurs (Gouverneurs)
1526Victoire de Sienne à Porta Camollia contre Florence et le Pape
1536Séjour de l’empereur Charles Quint à Sienne
1541Les Espagnols entrent dans la vile
1545Révolte populaire contre les Espagnols
1548 – 1552Domination espagnole
1552 – 1559Guerre de Sienne
1552 – 1555Gouvernement du Capitaine du Peuple
1553Assiégée, Montalcino résiste contre les armées impériales 
1554 – 1555Blaise de Monluc défend Sienne contre les troupes de Charles Quint
1554Début du siège de Sienne, fin janvier
1554Épisode tragique des « bouches inutiles », chassées de la ville le 5 octobre
1554Piero Strozzi mène les troupes franco-siennoises. 
Nombreuses pertes de territoires
1555Le 17 avril, reddition de Sienne
1555 – 1559République de Sienne « abritée » dans Montalcino
1555Les troupes franco-siennoises reconquièrent le Val d’Orcia
1556Nombreuses pertes de territoires
1556 – 1557Blaise de Monluc reprend Pienza et défend Montalcino
1559Paix du Cateau-Cambrésis le 3 avril, mettant fin aux Guerres d’Italie
1559 – 1801Le territoire de la République de Sienne est englobé dans le Grand-duché de Toscane placé sous la dynastie des Médicis (1559 – 1737) puis celle Habsbourg-Lorraine (1737- )
1801-1807En 1801, Napoléon Bonaparte force le grand-duc de Toscane Ferdinand III à céder le duché : celui-ci devient Royaume d’Étrurie
180727 octobre : l’Étrurie est cédée à la France par le traité secret de Fontainebleau, et intégré dans l’Empire français avec Parme et Plaisance, par décret du 24 mai 1808.
18092 mars : le « gouvernement général des départements formant la Toscane » est élevé à la grande dignité de l’Empire, et il est attribué le lendemain à la sœur de Napoléon, Élisa Bonaparte (avec rang de grande duchesse ?) qui le gardera jusqu’au 1er février 1814. [8]Ce gouvernement ne fut pas à proprement parler un grand-duché souverain, puisque la Toscane faisait partie de l’Empire français, mais un titre honorifique.
1814Le grand-duché de Toscane redevient indépendant ; il est rendu, légèrement agrandi, au souverain qui avait régné jusqu’en 1801, Ferdinand III de Habsbourg-Lorraine, qui se voit également reconnaître le droit de réversion sur le duché de Lucques
185927 avril : Le grand-duc de Toscane Léopold II doit s’enfuir.
25 mai : Le gouvernement provisoire toscan décide de s’allier au royaume de Sardaigne
Décembre : Le grand-duché est réuni aux duchés de Modène et de Parme pour former les Provinces-Unes d’Italie centrale, qui sont annexées par le Royaume de Sardaigne quelques mois plus tard
186011-12 mars : par un plébiscite, les habitants de Toscane, de Parme, de Modène et des Légations votent leur réunion au Royaume de Sardaigne
1870L’Italie est unifiée.
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La façade arrière du Palazzo Pubblico et l’ancienne place du Marché, vus depuis la loggia du palazzo Brigidi (aujourd’hui Pinacoteca Nazionale).
Centres d’intérêt DANS L’ENCEINTE DE LA VILLE

« Il faudrait une étagère assez grande pour accueillir les dictionnaires, livres d’économie, d’art, de droit – écrits en Italie, en France, en Espagne ou en Amérique – sur les couvertures desquels certains personnages saillants du Moyen Âge ont été représentés grâce à des images tirées du patrimoine artistique et architectural siennois. On peut dire avec raison que ce qui reste de la Sienne médiévale et de ses produits artistiques est devenu un réservoir iconographique pour le monde entier. Outre le Palazzo del Comune et la Piazza del Campo, la cathédrale et les structures abandonnées du Duomo Nuovo, la Maestà de Duccio di Boninsegna et celle de Simone Martini, certaines des tablettes de Biccherna, glissent devant les yeux. Et, bien sûr, le Bon Gouvernement d’Ambrogio Lorenzetti. » [9]Gabriella PiccininiOperazione Buon Governo. Un laboratorio di comunicazione politica nell’Italia del Trecento, Turin, Einaudi, 2022.

MUSÉES

ÉDIFICES RELIGIEUX

La cathédrale de Santa Maria Assunta vue depuis le viale Vittorio Veneto.
Vue sur la basilique de San Domenico.
TOUTES LES ÉGLISES
TOUS LES ORATOIRES
  • SANCTUAIRES, MONASTERES ET COUVENTS
    • CERTOSA DI BELRIGUARDO
    • CERTOSA DI MAGGIANO
    • CONVENTO DEI FRATI SERVITI
    • CONVENTO DI SAN VIGILIO [11]Aujourd’hui siège de l’Université de Sienne.
La piazza del Campo.

EDIFICES CIVILS OU MILITAIRES, MONUMENTS REMARQUABLES, URBANISME, FONTAINES

La palais Chigi Saracini.
TOUS LES PALAIS
  • THÉÂTRES
    • TEATRO DEI RINNOVATI
    • TEATRO DEI ROZZI
La fontaine Gaia.
TOUTES LES FONTAINES
  • Fontebranda
  • Fonte Caccialupi Fontebecci
  • Fonte delle Cannelle
  • Fonte del Casato
  • Fonte Gaia
  • Fonte di Follonica
  • Fonte delle Monache
  • Fonte Nuova d’Ovile
  • Fonte dell’Orto Botanico
  • Fonte di Ovile
  • Fonte di Pantaneto
  • Fonte di Pescaia
  • Fonte dei Pispini
  • Fonte di Porta Giustizia
  • Fonte del Laterino
  • Fonte delle Sperandie
  • Fonte della Prodaia
  • Fonte di San Carlo
  • Fonte di San Maurizio
  • Fonte di San Prospero
TOUS LES TABERNACLES
L’orto dei Pecci.
Centres d’intérêt HORS DE L’ENCEINTE DE LA VILLE
Autres
  • Sant’Abbondio, Strada di Sant’Abbondio
  • Sant’Agnese a Vignano
  • Sant’Ambrogio, Montecelso
  • Sant’Andrea a Galignano
  • Sant’Andrea a Montecchio
  • Chiesa della Beata Anna Maria Taigi (XXe s.)
  • Sant’Ansano a Marciano, strada di Marciano / Via Piero Strozzi
  • San Bartolomeo alle Volte Alte, strada delle Vilte Alte
  • San Bartolomeo a Monastero, Costafabbri
  • San Benedetto, via San Benedetto
  • San Benedetto a Porta Tufi, Strada dei Tufi
  • San Bernardino al Prato, Viale cavour
  • San Bernardo Tolomei al Petriccio, Via Ambrogio Sansedoni
  • Chiesa del Corpus Domini, via Aldo Moro
  • San Donato in Ginestreto
  • Sant’Eugenia, strada Sant’Eugenia
  • Monastero di Sant’Eugenio, strada Monastero
  • San Francesco all’Alberino, Via Lorenzo Maitani, Ravacciano
  • San Galganello, Strada Provinciale SP 73
  • Cappella dei Santi Giacomo e Cristoforo, Belcaro
  • San Giorgio a Lapi, Strada di Colle Pinzuto
  • San Giovanni Battista al Bozzone, Pieve a Bozzone
  • San Giusto a Fontebranda, via esterna Fontebranda
  • Santi Giusto e Clemente a Casciano delle Masse, strada di casciano
  • Sant’Ilario d’Arbia via Cassia sud
  • Sant’Isidoro, Taverne d’Arbia
  • San Lorenzo a Terrensano, Belcaro
  • San Mamiliano in Valli, Via Cassia Sud
  • Cappella della Madonna del Buon Consiglio, via Cassia sud
  • Santi Margherita e Matteo, via dei Tufi (Strada Vecchia dei Tufi)
  • Santa Maria a Bolgione, Strada Statale della Chiantigiana SS 408 (Bolgione)
  • Oratorio di Santa Maria degli Angeli, Via Fiorentina (Marciano)
  • Santa Maria degli Angeli in Valli, Via Enea Silvio Piccolomini (Valli)
  • Santa Maria Assunta alla Certosa, Maggiano
  • Santa Maria in Betlemme, via Cassia sud
  • Santa Maria Immacolata all’Alberino, Via Cassia Sud (Valli)
  • Santa Maria Immacolata a Poggio al Vento, strada dei Cappuccini
  • Chiesa di Maria Regina, Petriccio
  • Chiesa di Maria Santissima alla Grotta, Strada Grossetana (Sant’Andrea a Montecchio)
  • Santa Maria a Tressa, Strada di Santa Maria a Tressa
  • San Michele Arcangelo, Vico Alto
  • San Michele Arcangelo a Certano
  • San Michele Arcangelo a Ponte a Tressa, Isola d’Arbia
  • San Niccolò a Maggiano
  • San Paolo a Presciano
  • San Paterniano alle Tolfe, Strada delle Tolfe
  • San Pietro a Vico d’Arbia
  • San Pietro a Monsindoli
  • San Pietro a Paterno, Maggiano
  • Santi Pietro e Paolo a Marciano
  • Santi Pietro e Paolo a Monteliscai
  • San Prospero, San Prospero
  • Santa Regina, Santa Regina
  • San Salvatore di Lecceto, Lecceto
  • Santo Sepolcro, Via Vittorio Emanuele II
  • San Simone, Piazzale Biringucci
  • Santi Simone e Giuda, Via Cassia Sud, Colle Malamerenda
  • Santa Trinità a Alfiano
  • Cappella di Villa Agazzara, Costalpino
Centres d’intérêt AU SEIN DES « FRAZIONI » (HAMEAUX) ET « LOCALITÀ » (L) DU TERRITOIRE DE LA COMMUNE
  • Abbadia
  • Agazzara
  • Agostoli
  • Ascarello
  • Bolgione
  • Bucciano [L]
  • Caldaia di Sopra [L]
  • Caldana di Sotto [L]
  • Casa Vannini
  • Casciano
  • Casone [L]
  • Castagno [L]
  • Cerchiaia
  • Colle Malamerenda [L]
  • Colombaiolo [L]
  • Colonia Santa Regina [L]
  • Costalpino
  • Doglia [L]
  • Ferraiolo [L]
  • Ferratore
  • Ficareto
  • Fogliano Grosso
  • Ginestreto [L]
  • Isola d’Arbia
  • La Bicocca [L]
  • Lamiano [L]
  • Le Coste [L]
  • Le Querce [L]
  • Le Scotte
  • Le Tolfe [L]
  • Lecceto Eremo [L]
  • Leccio
  • Montalbuccio
  • Montechiaro
  • Monteliscai [L]
  • Peruzzo [L]
  • Pieve a Bozzone
  • Poderuccio [L]
  • Poggio alle Rose
  • Presciano
  • Ruffolo [L]
  • San Dalmazio
  • San Martino
  • San Miniato [L]
  • San Rocco a Pilli
  • Sant’Andrea a Montecchio
  • Santa Regina [L]
  • Selvaccia [L]
  • Taverne d’Arbia [L]
  • Tuorlo [L]
  • Val di Pugna [L]
  • Vico d’Arbia [L]
  • Vignano
  • Volte Alte
  • Castello di Belcaro
  • Castello di Quattro torri
  • Castello di …
  • Certosa di Maggiano
  • Villa L’Apparita
  • Villa Brandi
  • Villa Celsa
  • Villa Chigi
  • Villa Flora
  • Villa Ginanneschi Gori (Marciano)
  • Villa Gori
  • Villa Il Pavone
  • Villa Scacciapensieri
  • Villa Il Serraglio
  • Villa Vicobello
  • Villa Le Volte, Sovicille

Notes

Notes
1 Louis Gillet, « L’art siennois », dans Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 23, 1904 (p. 367-398). La formule : « c’est ainsi que la représente un de ses plus ingénieux artistes, telle qu’une belle offrande aux mains de la Vierge à genoux » réfère à une célèbre tablette de Biccherna (Neroccio di Bartolomeo di Benedetto de’ Landi, La Vergine raccomanda la città di Siena a Gesù).
2 « Sur les origines et le développement de la très ancienne Sienne (Cristofani 1979, 194-196). Les premières fréquentations humaines remontent au XIe-Xe siècle av. J.-C. ; entre la fin du VIIIe et la première moitié du VIIe siècle avant J.-C., la formation de petits villages est attestée dans les zones entourant la ville mais les premières traces d’un peuplement stable ne sont documentées avec certitude qu’à partir du VIIe-VIe siècle av. J.-C. À partir du IVe siècle av. J.-C., cependant, les preuves archéologiques augmentent, en particulier dans la zone de Castelvecchio, le noyau originel de la ville ; en 90 av. J.-C., Sienne acquiert la citoyenneté romaine et entre le 1er et le 3e siècle ap. J.-C., elle s’étend jusqu’à occuper également la colline du Duomo, objet d’une « nouvelle » urbanisation. À la fin de l’Antiquité, la ville, après la crise qui l’avait frappée entre la fin du IIe et le IIIe siècle, semblait se relever, mais les événements guerriers qui marquèrent le VIe siècle, d’abord la guerre gréco-gothique (535-553 après J.-C.) puis l’invasion lombarde (568 après J.-C.), la frappèrent durement. Entre la fin du VIIe et le VIIIe siècle, il n’y a plus aucune trace de bâtiments résidentiels en maçonnerie, bien qu’ils commencent à réapparaître dans de nombreuses villes italiennes commandés par des représentants du pouvoir royal, des évêques ou des oligarchies nobles (Brogiolo 2014, 45-59). Ce n’est qu’à partir du IXe siècle que le paysage urbain commence à montrer des signes de rétablissement, comme en témoignent les premières structures de murs sporadiques. Sur le développement de la ville entre l’époque romaine et le haut Moyen Âge, voir Pallecchi (2007), Cantini (2005) et Brogini (2003). Marie-Ange CAUSARANO, « Costruire a Siena tra XII e XIII secolo: cantieri, costi e materiali », dans Rocio MAIRA VIDAL et Anna Marìa RODRIGUEZ LÓPEZ (dir..), El coste de la construcción medieval. Materiales, recursos y sistemas construtivos para la petrificatión del paisaje entre los siglos XI y XIII, Madrid, CSIC, 2021, p. 207, note 2
3 Sur le rôle joué par la Via Francigena dans le développement de la ville du Xe au XIe siècle, voir l’important essai de Sestan (*) où l’historien, non par hasard, définit Sienne comme « figlia della strada » (« fille, ou née de la route »).

(*) Ernesto Sestan, « Siena avanti Montaperti », dans Bullettino senese di storia patria, Ser. 3, vol. 68 (1961) p. 28-74. http://www.mgh-bibliothek.de/dokumente/a/a151374.pdf.

4 « Ugurgeri, Forteguerri, Antolini, Cauli e Ponzi font partie des principales familles impliquées dans la première affirmation de la Municipalité ; sur les espaces et les « lieux de pouvoir » à Sienne entre le XIe et le XIVe siècle, voir Causarano (2019). » Note de l’auteur.

(*) Marie-Ange Causarano, « Vescovi, Comune ed elites cittadine. Spazi e luoghi del potere nella Siena medievale », dans Hortus Artium Medievalium, XXV (2019), pp. 177-188.

5 Marie-Ange Causarano, « Costruire a Siena tra XII e XIII secolo: cantieri, costi e materiali », dans Rocio MAIRA VIDAL et Anna Marìa RODRIGUEZ LÓPEZ (dir..), El coste de la construcción medieval. Materiales, recursos y sistemas construtivos para la petrificatión del paisaje entre los siglos XI y XIII, Madrid, CSIC, 2021, pp. 207-228.
6 Tacite (Historiae, Livre IV) rapporte que l’empereur Vespasien dut imposer aux Siennois l’obligation de respecter l’autorité romaine, suite à l’outrage fait au sénateur Patruitus lors de sa visite officielle à Saena Julia, colonie militaire de la Tuscia.
7 Angelo di Tura évoque la situation dramatique de l’année 1348 en termes particulièrement cruels : « E io Agnolo di Tura, detto Grasso, sotterrai i miei figlioli co’ le mie mani ; e anco furo di quelli che furono sì mal coperti di terra, che li cani ne trainavano, e ne mangiavano di molti corpi per la città. » (« Et moi, Agnolo di Tura, dit le Gras, j’ai enterré mes fils de mes propres mains ; et pourtant, ils furent de ceux si mal couverts de terre que les chiens en traînaient et en dévoraient les corps à travers la ville. ») Angelo di Tura del Grasso, Cronache senesi, dans Alessandro Lisini, Fabio Iacometti (dir.), Rerum Italicarum scriptores, XV, 6, EncItal., Bologne, Nicola Zanichelli, 1931-1939, p. 555.
8 Ce gouvernement ne fut pas à proprement parler un grand-duché souverain, puisque la Toscane faisait partie de l’Empire français, mais un titre honorifique.
9 Gabriella PiccininiOperazione Buon Governo. Un laboratorio di comunicazione politica nell’Italia del Trecento, Turin, Einaudi, 2022.
10 Ancien siège de l’Œuvre de la Cathédrale de Sienne.
11 Aujourd’hui siège de l’Université de Sienne.