Casole d’Elsa

Casole d’Elsa

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À 417 m d’altitude, développé le long d’un itinéraire routier vallonné et approximativement parallèle au cours de la rivière Elsa [1]La rivière reliait les châteaux et les localités des hautes vallées de Cecina et d’Elsa au réseau ramifié de la via Francigena, au sein du diocèse de Volterra mais en même temps près de la frontière avec les territoires siennois et florentins., Casole était le siège de l’ancienne église paroissiale de Santa Maria Assunta, dont les premiers documents qui en attestent la présence remontent au XIe siècle. Entre la fin du XIIIe siècle et les toutes premières années du XIVe siècle, l’église primitive, agrandie et consacrée une nouvelle fois dans des formes solennelles en 1161 [2]Une inscription scellée sur le côté est du bras droit du transept de la collégiale rappelle l’événement., a subi une modification substantielle de sa structure et une élévation ainsi qu’un agrandissement [3]Marco Frati, Antonello Mennucci, Ilaria Bettarini, Simone Bezzini, Chiese Medievali della Valdelsa. I territori della via Francigena. Aspetti architettonici e decorativi degli edifici romanici religiosi lungo le strade e nei pivieri valdesani tra XI e XIII secolo. II. Tra Siena e San Gimignano, Empoli, Editori dell’Acero, 1996, pp. 24-33..

Le plan d’urbanisme du castello de Casole, similaire à celui d’autres châteaux de la « deuxième phase » [4]Roberto Farinelli, Andrea Giorgi (dir.), « Fenomeni di accentramento insediativo nella Toscana meridionale tra XII e XIII secolo : il ‘secondo incastellamento’ in area senese », dans Castelli. Storia e archeologia del potere nella Toscana medievale, Florence, All’Insegna del Giglio, 2000, pp. 239-284. s’articule sur un axe routier principal qui traverse la ville sur toute sa longueur, depuis la zone de l’ancienne colonie plébéienne jusqu’à celle de l’actuel donjon (cassero) : au nord une porte dite « di Pieve a Valli » regardait vers Colle, tandis que l’autre porte, ouverte en direction de Radicondoli ou Montecastelli, s’appelait « porta di Pieve a Monti » ou « porta del Rivellino ». [5]Pour un tableau général du Val d’Elsa aux XIII-XIV siècles, voir I centri della Valdelsa, 2007, et en particulier D. Balestracci, « La nascita e i primi sviluppi », ibid., pp. 37-49.

REPÈRES HISTORIQUES
CHRONOLOGIE

XIe siècleCasole in Val d’Elsa, est attesté depuis les premières décennies du siècle comme un important castello appartenant aux évêques de Volterra [6]Sur ce sujet, voir Gioacchino Volpe, Vescovi e comune di Volterra, dans , 1964, pp. 141-311. : ils en maintiennent le contrôle, et y résident très fréquemment jusqu’au milieu du XIIIe siècle et favorisent, entre autres, l’établissement d’un atelier monétaire (zecca).
1201Un pacte entre les habitants de Casole et de Colle (novembre 1201) atteste d’une forte solidarité politico-institutionnelle entre les deux communautés et documente la naissance à Casole d’un corps municipal.
1208Les premières mentions de l’existence des consuls de Casole remontent à cette année. Quelques années plus tard, des pactes de châtellenie unissent à nouveau les communautés de Colle et de Casole, cette dernière représentée par deux « rectores societatum ».
1224Au milieu du siècle, même en présence d’un privilège impérial promulgué par Frédéric II de Souabe, qui reconnait et légitime l’ingérence des évêques de Volterra dans la nomination du recteur ou des consuls de Casole, ainsi que d’autres localités de la région du Val d’Elsa, la municipalité apparaît désormais pleinement structurée, avec un podestat, un conseil, un collège des « anciens » et déjà, comme on le suppose, avec ses propres statuts.
XIIIe siècleL’ingérence de la municipalité de Sienne dans les affaires du castello se renforce progressivement, et des citoyens siennois occupent à plusieurs reprises la fonction de podestat, tandis que l’autorité des évêques de Volterra décline désormais, compromise par une situation financière difficile.
1260Après une occupation florentine momentanée, Casole passe définitivement sous la domination siennoise après la victoire de Montaperti.
Centres d’intérêt dans l’enceinte de la ville

MUSÉES

ÉDIFICES RELIGIEUX

ÉDIFICES CIVILS OU MILITAIRES, MONUMENTS REMARQUABLES, URBANISME, …

  • Rocca senese
  • Cinta muraria
Centres d’intérêt en dehors de l’enceinte de la ville
Centres d’intérêt AU SEIN DES HAMEAUX (« FRAZIONI ») DE CASOLE D’ELSA
Centres d’intérêt au sein des lieux-dits (« Località ») DE CASOLE D’ELSA
  • Santa Maria a Mensanello
  • San Martino alla Lama
  • San Bartolomeo a Ponsano
  • Santi Giusto e Lucia a Lucciana
  • San Michele a Berignone
  • San Michele a Calvaiano
  • San Jacopo a Colonna
  • San Lorenzo a Grescinella
  • San Michele Arcangelo a Pusciano
  • chiesa di Leccioli
  • chiesa di Salfiano
  • San Lorenzo a Farneta
  • Tumulo Etrusco di Mucellena
Communes limitrophes

Notes

Notes
1 La rivière reliait les châteaux et les localités des hautes vallées de Cecina et d’Elsa au réseau ramifié de la via Francigena, au sein du diocèse de Volterra mais en même temps près de la frontière avec les territoires siennois et florentins.
2 Une inscription scellée sur le côté est du bras droit du transept de la collégiale rappelle l’événement.
3 Marco Frati, Antonello Mennucci, Ilaria Bettarini, Simone Bezzini, Chiese Medievali della Valdelsa. I territori della via Francigena. Aspetti architettonici e decorativi degli edifici romanici religiosi lungo le strade e nei pivieri valdesani tra XI e XIII secolo. II. Tra Siena e San Gimignano, Empoli, Editori dell’Acero, 1996, pp. 24-33.
4 Roberto Farinelli, Andrea Giorgi (dir.), « Fenomeni di accentramento insediativo nella Toscana meridionale tra XII e XIII secolo : il ‘secondo incastellamento’ in area senese », dans Castelli. Storia e archeologia del potere nella Toscana medievale, Florence, All’Insegna del Giglio, 2000, pp. 239-284.
5 Pour un tableau général du Val d’Elsa aux XIII-XIV siècles, voir I centri della Valdelsa, 2007, et en particulier D. Balestracci, « La nascita e i primi sviluppi », ibid., pp. 37-49.
6 Sur ce sujet, voir Gioacchino Volpe, Vescovi e comune di Volterra, dans , 1964, pp. 141-311.
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