Torrita di Siena

QUELQUES REPÈRES

La bourgade s’étend à l’ouest de la Val di Chiana. La ville basse présente de prime abord un aspect assez rebutant pour risquer de dissuader les touristes d’y faire étape. Il faut gagner la partie ancienne – le castello proprement dit -, construit sur une colline dominant la vallée, pour percevoir sa beauté, qui est réelle mais que dissimulent les faubourgs récents, liés à un trop rapide développement industriel et commercial.

En cours (cf article Torrita di Siena)

Ancienne place forte située au sud-est de Sienne dont elle fut à la fois la vigie et le grenier à blé, Torrita est comme toutes les cités de Toscane où histoire et légende se confondent.

Le territoire de la commune de Torrita, résulte d’une série d’évolutions et de transformations qui remonte à une période reculée. Les Etrusques, et après eux les Romains, y ont les premiers effectué d’importants travaux d’adduction d’eau destinés à fertiliser les terres.

Cette partie de la Val di Chiana joue un rôle important à l’époque impériale, au cours de laquelle son territoire est traversé par d’importantes voies de communication aussi bien fluviales que routières. Grâce à la rivière Clanis [1], qui à cette époque se jetait dans le Tibre, les marchandises de la Val di Chiana parviennent jusqu’à la capitale de l’empire. On trouve d’ailleurs encore trace de nombreux produits manufacturés en provenance de la région à Rome.

Ainsi que l’indique la table de Peutinger [2], une route romaine traversait le territoire appartenant à Torrita. En 2011, une partie de cette voie consulaire a été mise à jour dans la localité de Stradella. De même, des fouilles réalisées dans les années quatre-vingt-dix du siècle dernier avaient déjà permis de retrouver les traces d’un relai datant de l’époque romaine et mentionné dans la table de Peutinger sous le nom de Manliana. L’écho de ce nom se fait encore entendre à travers celui de l’actuelle localité de Poggio Magliano.

D’autres découvertes, effectuées dans le secteur de Pantani – Le Gore, attestent également de la présence d’un noyau d’habitation datant de la fin de l’antiquité qu’il est possible d’identifier avec la Statio Manliana, relai de poste où était également située l’ecclesia Sanctorum Iuliani et Costanti remontant à l’an 717 et qui fut selon toute vraisemblance l’église primitive de Torrita.

Le centre historique de Torrita, en revanche, est le fruit d’une évolution urbanistique relativement plus récente. Le noyau originaire de la cité est situé sur la colline, en contrebas du « castello », du côté de l’actuel cimetière où ont été retrouvées d’anciennes tombes étrusques. L’un des premiers documents sur lequel apparaisse le nom de Torrita est le code amiatino de 1037 où il est fait référence à un placet émis « dans le lieu dit Turrita, dans le territoire de la Pieve de san Costanzo ». Vers le milieu du XIVe s., Torrita faisait partie des castelli ou places fortes (castra) permettant la défense des confins sud orientaux de Sienne. Ces avant-postes jouissaient de privilèges particuliers liés à leur fonction de contrôle des confins du territoire places sous la domination de la République siennoise. Celle-ci prenait en charge leur équipement et leur entretien, en assumant notamment la charge de la réfection des murs d’enceinte. Du fait de sa constante fidélité à la République, les murs du castello ont plusieurs fois été reconstruits et renforcés afin d’être mieux à même de résister à la cité de Montepulciano voisine, alliée historique de Florence. En 1363, la vallée qui s’étend en face du castello de Torrita a été le théâtre de l’une des plus cruelles confrontations survenue sur ce territoire à l’époque médiévale, la bataille de la Val di Chiana dont les armées siennoises sortirent victorieuses des mercenaires de la Compagnia del Cappello, troupe créée et conduite par Niccolo di Montefeltro [3] et à la solde de la République de Florence. Cet épisode fameux a été immortalisé sur l’un des murs de la salle de la Mappemonde au Palazzo Pubblico de Sienne grâce à une fresque de Lippo Vanni [4], œuvre qui confère à la réalité historique de cette bataille la dimension de la légende.

Préciser

Lupa e duca

Le dernier projet de restructuration des murailles d’enceinte remonte à 1528 et porte la signature de Baldassare Peruzzi.

Torrita entre définitivement dans l’orbite de Florence en 1554, après la chute de la République de Sienne. A partir du XVIe s., l’agglomération de Torrita a été concernée par l’acquisition de la zone des marais réalisée par la famille des Médicis. La conséquence de cette acquisition fut la formation de grands domaines, parmi lesquels la Fattoria di Torrita qui intégra l’ensemble des terres marécageuses cédées par les communauté de Torrita, de Ciliano et de Montepulciano. Les confins de cette exploitation fermière s’étendaient de Sinalunga jusqu’au pont de Valiano.

Le centre historique est ceinturé d’une muraille du XIIe s. dont une partie importante est encore en place. On pénètre dans la cité par l’une des quatre portes d’accès que comporte l’enceinte fortifiée, situées aux quatre points cardinaux (la 5 porte, ou porta nova, a été percée au XIXe s.).

En accédant à l’intérieur de l’enceinte fortifiée, on découvre un joli paysage urbain ayant conservé son allure médiévale et ses vieilles rues silencieuses qui créent des points de vue inattendus et dont l’étroitesse est garante d’une relative fraicheur au cours des étés qui, ici, sont brulants.

L’unique place de la ville constitue encore le centre névralgique de la commune. Elle se situe au croisement des rues qui proviennent des quatre portes d’accès. Au centre de la place, l’ancienne citerne qui approvisionnait en eau l’ensemble de la cité est encore repérable grâce au curieux puits métallique de construction moderne qui en marque l’emplacement.

Immédiatement à droite du Palazzo Pretorio, aujourd’hui siège de la commune, s’élève la façade du théâtre degli Oscuri construit au XVIIIe s. par la compagnie du même nom (dont les activités perdurent de nos jours). Véritable petit théâtre à l’italienne avec ses deux étages de loges, il conserve le buste de Giulio Neri, célèbre basse né ici en 1909, qui chanta notamment aux côtés de Maria Callas au cours des années cinquante du XXe s. Ce chanteur lyrique faisait d’ailleurs partie de la distribution d’une représentation mémorable de la Norma de Bellini interprétée à l’opéra de Rome en ??? . Celle-ci est devenue légendaire par le scandale médiatique créé en raison de l’interruption du spectacle après la fin du premier acte due à l’état de santé de Maria Callas, ce malgré la présence du Président de la République italienne dans la salle ce jour là.

CENTRES D’INTÉRÊT DANS L’ENCEINTE DE LA VILLE

MUSÉES

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ÉDIFICES RELIGIEUX

ÉDIFICES CIVILS, MONUMENTS REMARQUABLES, URBANISME, …

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CENTRES D’INTÉRÊT EN DEHORS DE L’ENCEINTE DE LA VILLE
CENTRES D’INTÉRÊT AU SEIN DES HAMEAUX (« FRAZIONI ) DU TERRITOIRE DE LA COMMUNE