Jephté

Jephté : personnage du Livre des Juges, dans l’Ancien Testament, il est l’un des Juges d’Israël [1]L’équivalent du mot Juge en hébreux désigne celui qui délivre (un opprimé, un coupable) par l’exercice de la justice, d’où la signification de Juge : celui qui fait justice. Mais, il est aussi employé en parlant d’un homme d’action, un « héros », un « justicier » qui intervient par sa force, sa bravoure,… et délivre de la main de … Poursuivre. À la suite d’un vœu, il « sacrifie » sa fille unique et vierge, en la consacrant à Dieu [2]L’épisode du sacrifice de la fille de Jephté, est susceptible de deux interprétations, lesquelles peuvent pencher dans un sens ou l’autre selon les subtilités de traduction du Livre ou les sensibilités du lecteur. Une première interprétation affirme que, malgré les apparences, il ne pouvait s’agir pour Jephté d’offrir sa fille en sacrifice par le feu car Dieu a en aversion les … Poursuivre

Notes

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1 L’équivalent du mot Juge en hébreux désigne celui qui délivre (un opprimé, un coupable) par l’exercice de la justice, d’où la signification de Juge : celui qui fait justice. Mais, il est aussi employé en parlant d’un homme d’action, un « héros », un « justicier » qui intervient par sa force, sa bravoure,… et délivre de la main de l’ennemi. 
Le Livre des Juges compte douze Juges et développe en particulier les hauts faits d’Otniel, d’Ehud, de Barac (et Déborah), de Gédéon, de Jephté et de Samson. Sont également mentionnés Shamgar, Tola, Yaïr, Ibsan, Elon et Abdon.
2 L’épisode du sacrifice de la fille de Jephté, est susceptible de deux interprétations, lesquelles peuvent pencher dans un sens ou l’autre selon les subtilités de traduction du Livre ou les sensibilités du lecteur. Une première interprétation affirme que, malgré les apparences, il ne pouvait s’agir pour Jephté d’offrir sa fille en sacrifice par le feu car Dieu a en aversion les sacrifices humains. La loi mosaïque les interdisait selon le Deutéronome : « il ne se trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu. » (Deut. 18, 10). Mais elle les exigeait selon l’Exode : « Tu ne différeras point de m’offrir les prémices de ta moisson et de ta vendange. Tu me donneras le premier-né de tes fils. Tu me donneras aussi le premier-né de ta vache et de ta brebis ; il restera sept jours avec sa mère; le huitième jour, tu me le donneras. » (Ex 23, 29-30).

Selon une seconde interprétation, Jephté, tenu par sa promesse, aurait été contraint de respecter sa parole et aurait donc offert sa fille en sacrifice à Dieu. Or l’holocauste, dans la tradition israélite, est un sacrifice par le feu (les Samaritains le pratiquent encore sur l’agneau pascal au mont Garizim). Certes, la Bible, dans certains passages proscrit le sacrifice humain mais en d’autres (Lévitique), impose d’immoler les hommes voués au Seigneur : « Tout ce qu’un homme dévouera par interdit à l’Éternel, dans ce qui lui appartient, ne pourra ni se vendre, ni se racheter, que ce soit une personne, un animal, ou un champ de sa propriété ; tout ce qui sera dévoué par interdit sera entièrement consacré à l’Éternel. Aucune personne dévouée par interdit ne pourra être rachetée, elle sera mise à mort. » (Lv 27, vv. 28-29). Ce que la Vulgate exprime par : « Non redimetur, sed morte morietur. » (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jephté).

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