Maître du Dipylon, « Amphore géométrique 804 »


Maître du Dipylon (VIIIe s. av. J.-C.)

Amphore funéraire géométrique 804, v. 760 – 750 av. J.-C.

Terre cuite, h. 155 x 160 cm.

Provenance : Nécropole du Dipylon, Athènes.

Athènes, Musée National Archéologique.

Le panneau décoratif de la partie centrale de l’amphore montre la prothésis, phase des funérailles où le défunt est présenté à la famille et aux personnes présentes. « Le peintre s’est efforcé de minimiser la différence entre les parties picturales et les parties abstraites, transformant la figure humaine en un motif géométrique schématisé. Les trente-neuf figures humaines qui occupent la zone des poignées (huit dans un panneau à l’arrière, six sous chaque poignée, dix-neuf dans la prothèse avant) présentent des variations : on peut distinguer, dans la scène centrale, la défunte, vêtue d’une robe, exactement au centre du vase, et au-dessous d’elle, deux femmes agenouillées, apparemment habillées, et aussi, deux personnages à l’extrême gauche portant des épées, qui sont donc des hommes. Parmi les personnages se trouve un enfant, représenté comme un adulte miniature. Mais les distinctions sont minimes, et la plupart des personnages sont pour l’essentiel semblables, constitués de formes abstraites et soumis, comme l’amphore elle-même, à un canon proportionnel. La tête est un petit cercle avec une protubérance au menton ; la hauteur de la tête et du cou est égale à la moitié de la hauteur du tronc ; le buste (représenté de face) est un triangle avec des bâtons à la place des bras. Le corps est presque coupé à la taille et aux genoux, avec des distances entre la taille et les genoux et entre les genoux et les pieds pratiquement identiques. Toutes ces silhouettes humaines ont des formes et des proportions mathématiquement définies. » [1]Jeffrey Mark HurwitThe art and culture of early Greece : 1100-480 b.C., Londres, Cornell University Press, 1985, pp. 95-99.

Dans toute la scène, le chevauchement des figures a été évité. « La couverture à carreaux qui devrait recouvrir la défunte est représentée par un rideau tendu au-dessus de son corps, dont le bord inférieur suit la ligne pour ne pas être confondu avec elle. Toutes les figures sont placées au même niveau : les personnages féminins en lamentation, aux côtés du lit funéraire, semblent le couvrir d’une larme rituelle collective. » [2]Jeffrey Mark Hurwitop.cit., pp. 104-105.

Notes

Notes
1 Jeffrey Mark HurwitThe art and culture of early Greece : 1100-480 b.C., Londres, Cornell University Press, 1985, pp. 95-99.
2 Jeffrey Mark Hurwitop.cit., pp. 104-105.

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture