Les langues d’oïl, issues du gallo-roman parlé en Gaule du Ve au IXe siècle, constituent un sous-ensemble de parlers utilisés dans une moitié nord de la France médiévale, ainsi que dans le sud de la Belgique, les îles Anglo-Normandes, et une toute petite partie de la Suisse romande. [1]Le terme « langue d’oïl » semble avoir été utilisé dès la fin du XIIIe siècle et provient de la distinction des langues par la prononciation du son « oui » à cette époque. « Oïl » dérive du français moderne « oui ». A partir du VIIIe s. et jusqu’au XIIe siècle, plusieurs langues romanes, comme le vieux français, se sont détachées de ce continuum dialectal. Le français, le wallon, le picard et le normand, entre autres, sont encore parlés aujourd’hui à partir de ces langues. Du fait de leur séparation ancienne, ces langues ne peuvent être considérées comme des variantes d’une même langue. Dans certaines grammaires, les termes « langue d’oïl » et « vieux français » sont utilisés indifféremment pour désigner la même langue qui a précédé le français moderne standard.
Les langues d’oïl, comme la langue d’hoc, appartiennent à la branche gallo-romane des langues romanes, qui, par l’intermédiaire du latin, sont issues des langues italiques, un groupe linguistique en grande partie éteint, branche occidentale de la famille des langues indo-européennes.
Notes
| 1↑ | Le terme « langue d’oïl » semble avoir été utilisé dès la fin du XIIIe siècle et provient de la distinction des langues par la prononciation du son « oui » à cette époque. « Oïl » dérive du français moderne « oui ». |
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