‘Maestro di Panzano’, « Madonna col Bambino fra i Santi Ansano e Lorenzo »

IMG_0017

Maestro di Panzano’ (actif dans la seconde moitié du Trecento)

  • Madonna col Bambino fra i Santi Ansano e Lorenzo ; Il Redentore benedicente fra due cherubini (Vierge à l’Enfant entre les Saints Ansano et Laurent, Rédempteur bénissant entre deux chérubins), 1382 (daté et signé).

Tempéra sur panneau, 153,5 x 84 cm.

Inscriptions :

  • (dans le cartouche tenu en main par l’Enfant Jésus) « IVSTO – IVDITIO – IVDICATIS » [1]« Iusto iudicio iudicatis » (« [Vous qui jugez], jugez avec un jugement juste »). Cette formule s’inspire de l’Évangile selon Jean : « Nolite iudicare secundum faciem, sed iustum iudicium iudicate » (« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. »), Jn. 7, 24. Faisant écho au passage de l’Évangile, le titre latin suggère une … Poursuivre.
  • (sur le cadre, entre les deux blasons) : « QVESTA – TAVOLA – FECE – FARE – […]/NO DE MONTALCINO […]/CCC – […]XXXII ». [2]« […]no de Montalcino a fait faire ce panneau en 1332. ».

Provenance : Palazzo comunale, Montalcino.

Montalcino, Museo Civico e Diocesano di Arte Sacra.

Enzo Carli [3]CARLI 1972, p. 23. précise, sans plus de commentaire, que l’œuvre « a été attribuée par Frederick Mason Perkins (1925) à un siennois inconnu influencé par Luca di Tommé et Bartolo di Fredi. » À l’origine, cette image sacrée, dorénavant attribuée au ‘Maestro di Panzano’, était destinée à être exposée dans une salle de tribunal située à l’intérieur du Palazzo comunale de Montalcino. L’inscription, dorénavant lacunaire, qui figure sur le cadre, si elle ne permet plus d’identifier le magistrat à l’origine de la commande, permet néanmoins, par déduction, de dater l’œuvre en 1382 et de connaître au moins « un repère chronologique de l’activité d’un peintre siennois inconnu, auquel on donne le nom critique de ‘Maître de Panzano’ en référence au triptyque [4]‘Maestro di Panzano’, Madonna col Bambino tra i santi Caterina, Paolo e Pietro. Panzano in Chianti, pieve romane de San Leolino. conservé dans la pieve de cette cité du Chianti, dont il est l’auteur. [5]BAGNOLI 1997, p. 18. » On remarquera la présence du blason de la ville de Sienne (la Balzana), premier des quatre blasons figurant au bas de l’œuvre, dans une configuration qui n’est pas sans évoquer les tablettes de bois appelées Biccherne, conservées et exposées l’Archivio di Stato de Sienne (voir l’article consacré à ce musée). L’inscription lisible sur le phylactère tenu par l’Enfant est à comprendre comme une injonction à rendre correctement la justice.

Notes

Notes
1 « Iusto iudicio iudicatis » (« [Vous qui jugez], jugez avec un jugement juste »). Cette formule s’inspire de l’Évangile selon Jean : « Nolite iudicare secundum faciem, sed iustum iudicium iudicate » (« Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. »), Jn. 7, 24. Faisant écho au passage de l’Évangile, le titre latin suggère une exhortation aux juges afin que, placés sous la protection de la Vierge et de l’Enfant, ils ne s’en tiennent pas à la surface des choses mais parviennent avec sagesse à la juste décision.
2 « […]no de Montalcino a fait faire ce panneau en 1332. »
3 CARLI 1972, p. 23.
4 ‘Maestro di Panzano’, Madonna col Bambino tra i santi Caterina, Paolo e Pietro. Panzano in Chianti, pieve romane de San Leolino.
5 BAGNOLI 1997, p. 18.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture