Blaise de Sébaste : évêque de Sébaste, en Arménie. Pour avoir refusé d’abjurer sa foi, il est décapité avec deux de ses compagnons en 316 (?).
Iconographie
Le saint est représenté :
- sous l’aspect d’un homme d’âge moyen
- barbu
- vêtu du costume d’évêque et coiffé de la mitre
- portant un ou des peigne(s) à carder [1]L’action de « carder » consiste à démêler, séparer et aérer à l’aide d’un peigne les fibres textiles telles que les fibres animales, en particulier la laine., instruments de son martyre
- parfois assis sur un trône
Scènes de la vie du saint :
- Retiré dans le désert et vivant dans une grotte, il apprivoise les bêtes sauvages et les oiseaux.
- Il guérit un enfant mourant après avoir avalé une arête de poisson en lui imposant deux cierges croisés formant une croix.
- Il oblige un loup à rendre à une pauvre veuve le porcelet qu’il lui avait dérobé [2]Jacques de VORAGINE, La Légende dorée (rédigé entre 1261 et 1266), Paris, Gallimard (Coll. de La Pléiade), 2004, p. 203 : « Une pauvre femme qui n’avait qu’un seul pourceau, se l’était fait ravir de force par un loup ; aussi alla-t-elle prier saint Blaise de lui faire rendre son pourceau, et celui-ci lui dit en souriant : « Femme, ne soit pas triste : ton … Poursuivre.
- Il est arrêté et jeté au cachot [3]Jacques de VORAGINE, Op. cit., p. 203 : « A cette nouvelle, la veuve, qui avait récupéré le pourceau, tua l’animal et en apporta la tête et les pieds à saint Blaise, avec une chandelle et du pain. » sur ordre d’Agricola, gouverneur romain de Cappadoce, pour avoir refusé d’adorer les dieux.
- Jeté dans un étang sur ordre d’Agricola, il marche sur les eaux qui se sont figées sur un signe de croix.
- Son martyre. Tandis qu’il est suspendu nu à un gibet, les bras au-dessus de la tête, ses chairs sont déchirées par les bourreaux armés de peignes à carder la laine ; un ange apparaît et chasse les bourreaux.
- Il est décapité avec deux autres victimes (deux petits enfants ?) aux abords de la ville.
Notes
| 1↑ | L’action de « carder » consiste à démêler, séparer et aérer à l’aide d’un peigne les fibres textiles telles que les fibres animales, en particulier la laine. |
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| 2↑ | Jacques de VORAGINE, La Légende dorée (rédigé entre 1261 et 1266), Paris, Gallimard (Coll. de La Pléiade), 2004, p. 203 : « Une pauvre femme qui n’avait qu’un seul pourceau, se l’était fait ravir de force par un loup ; aussi alla-t-elle prier saint Blaise de lui faire rendre son pourceau, et celui-ci lui dit en souriant : « Femme, ne soit pas triste : ton pourceau te sera rendu. » Le pourceau vint aussitôt, et rendit le pourceau à la veuve. » |
| 3↑ | Jacques de VORAGINE, Op. cit., p. 203 : « A cette nouvelle, la veuve, qui avait récupéré le pourceau, tua l’animal et en apporta la tête et les pieds à saint Blaise, avec une chandelle et du pain. » |
