Pittore senese attivo nell’ultimo quarto del XIII secolo, « Angelo »

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Pittore senese attivo nell’ultimo quarto del XIII secolo (Peintre siennois actif au cours du dernier quart du XIIIe s.)

Angelo (Ange)

Fresque

Sienne, « crypte » de la Cathédrale.

Comme indiqué dans le commentaire sur la Vierge à l’Enfant voisine de l’ange sur le même pilier, on suppose que ces figures autonomes, comme toutes les images représentant des personnages sacrés peintes sur les faces des piliers, étaient destinés à favoriser la dévotion des visiteurs parvenus jusqu’ici.

Cet ange à aube blanche semble appartenir à la catégorie des saints venus annoncer la Bonne Parole sur terre, c’est-à-dire dans la hiérarchie céleste [1], à celle du troisième degré, la plus basse, celle constituée, selon Thomas d’Aquin, des anges et des archanges que dirigent les Principautés. Ce sont ces mêmes créatures portant l’aube blanche que l’on voit dans des scènes telles que  celle de l’Annonciation ou encore dans celle des Saintes femmes au sépulcre – dans ce dernier cas, l’aube est resplendissante et éblouissante de lumière.

[1] L’expression désigne ce qu’il nous faut considérer comme opinion formulée, au Ve siècle de notre ère, dans l’œuvre du Pseudo-Denys. Pour celui-ci, par analogie avec la hiérarchie observée dans l’Église, la foule des créatures angéliques seraient organisée selon divers niveaux liés à leur rôle, mais aussi à leur proximité plus ou moins grande avec Dieu le Père. Cette classification, qui a été reformulée par Thomas d’Aquin, est encore enseignée dans les universités catholiques lorsqu’il s’agit d’étudier l’œuvre du Pseudo-Denys.