Museo d’Arte sacra

Museo d’Arte sacra (Musée d’Art sacré)

Piazza Pecori

Tél. : +39 0577 940152

Informations-réservations : prenotazioni@duomosangimignano.it

Entrée : 3,50€

Billet combiné Duomo + Museo d’Arte sacra : 6,00€ (2018)

 

Possibilité d’aquerir un laisser-passer valable deux jours consécutifs, incluant Musées civiques, Cathedrale et Musee d’Arte sacra (13€)[1]

 

Horaires d’ouverture :

1er avril – 31 octobre :

  • du lundi au samedi, 10.00 – 19.30
  • dimanches et fêtes, 12.30 – 16.30

1er novembre – 15 novembre :

  • du lundi au samedi, 10.00 – 16.30
  • dimanches et fêtes, 12.30 – 16.30

16 novembre – 30 novembre :

  • ouvert seulement pour les offices religieux

1er décembre – 15 janvier :

  • du lundi au samedi, 10.00 – 16.30
  • dimanches et fêtes, 12.30 – 16.30

16 janvier – 31 janvier :

  • ouvert seulement pour les offices religieux

1er février – 31 mars :

  • du lundi au samedi, 10.00 – 16.30
  • dimanches et fêtes, 12.30 – 16.30

 

Fermeture : premier dimanche du mois d’août, 25 décembre, 1er janvier, 31 janvier, dimanche pendant la période du carnaval, 12 mars

 

Le Museo d’Arte sacra …

 

  • Vincenzo Tamagni (San Gimigniano, 1492 – après 1530)

San Martino dona la metà del proprio mantelo ad un povero

??

Provenance : Collégiale Santa Maria Assunta (San Gimignano)

Museo d’Arte sacra (San Gimignano)

 

 

Fig.

Vincenzo Tamagni, San Martino dona la metà del proprio mantelo ad un povero

 

  • Andrea del Sarto (copie)

La sagra famiglia con Santa Elisabetta e San Giovannino, ???

???

Provenance : église de Casaglia près de San Giminignano

Museo d’Arte sacra (San Gimignano)

 

 

  • Vincenzo Tamagni (San Gimigniano, 1492 – après 1530)

San Rocco (1528)

Tempera sur bois, dimensions : ???

Inscription sur le cadre ( ?)

Provenance : sacristie de la Collegiata de San Gimignano

Museo d’Arte sacra (San Gimignano)

 

Fig.

Vincenzo Tamagni, San Rocco, 1528

 

Cette œuvre, parmi les plus méconnues de Tamagni, est accrochée dans un escalier, face à la volée des marches, trop éloignée du spectateur pour en permettre véritablement la contemplation.

Elle est mentionnée dans l’inventaire réalisé au XVIIe s. par Francesco Brogi [2]. Celui-ci eut l’occasion de la voir lorsqu’elle était encore installée dans l’une des sacristies de la Collegiata (San Gimignano) et qui la décrivit sans donner le nom de son auteur, peut-être parce que l’œuvre était accrochée dans la partie la plus haute des parois, ce qui ne lui permit pas davantage de donner des informations concernant la technique ou les dimensions de l’œuvre. On ignore pour quelle raison Brogi évoque l’œuvre come une copie, sans plus de précision. Ce qui est sûr car une mention écrite y fait référence sur le cadre, c’est que le tableau fut commandé à Tamagni comme objet de dévotion à l’égard du saint. C’est grâce à cette même inscription que la date de sa réalisation, 1528, nous est connue, de même que le nom du commanditaire, un certain Antonio Casinotti.

Vincenzo Tamagni a eu diverses occasions de représenter San Rocco (Saint Roch) mais toujours au milieu d’autres saints comme c’est le cas dans les fresques au-dessus de l’autel de San Nicola da Tolentino (église de Sant’Agnese à San Gimignano ou encore, sur le retable de l’église de la Madonna del Soccorso à Montalcino. Ici le saint est représenté seul (probablement du fait la volonté du commanditaire ?), debout, vêtu d’une tunique étroitement serrée à la taille par une ficelle et ouverte sur le devant, les jambes gainées dans des molletières de tissus, en position de marche ; dans la main droite, il serre un bâton, attribut du pèlerin, tandis que de la main gauche, dans un geste, somme toute, impudique, il soulève le bas de sa tunique de manière à rendre visible, comme dans le retable de Montalcino, la plaie pestilente située au sommet de sa cuisse gauche[3].

Cette œuvre nous donne l’occasion d’aller plus avant dans l’histoire et l’iconographie du saint. San Rocco est né à Montpellier vers 1350. Il est dit qu’il portait à sa naissance une croix rouge sur la poitrine. A la mort prématurée de ses parents, il décide de distribuer la fortune dont il hérite aux pauvres et aux hôpitaux, revêt l’habit de pèlerin et se rend à Rome en 1367. Il y séjourne 3 ans. A Aquapendente, il guérit des malades de la peste en traçant sur eux le signe de la croix.

C’est sur le chemin du retour de Rome, à Piacenza, qu’il éprouve les premières atteintes du mal. Au cours d’une nuit, il est averti par un ange qu’il lui faudrait à son tour souffrir de la maladie. Il ressent alors une vive douleur à l’aine mais, au lieu de se plaindre de ses souffrances, en rend grâces à Dieu. Afin d’éviter toute contagion, il décide de se retirer dans la solitude pour y mourir. Dieu lui envoie alors un ange qui applique un baume sur sa plaie. Pour se nourrir, il accueille tous les jours le chien d’un seigneur du lieu qui lui apporte un pain volé à la table de son maître et pour se désaltérer, il fait jaillir une source. Une fois guérit, il décide de retourner à Montpellier où personne, pas même son oncle, ne le reconnaît. Dénoncé comme espion (?), il est jeté en prison. C’est dans ce même cachot que son geôlier finit par le retrouver mort et, selon la légende, tout auréolé d’une lumière surnaturelle. [4] Cette légende, selon Louis Réau[5], est calquée sur celle de Saint Alexis (voir annexe : Principaux saints).

De la même manière que pour le San Rocco de Montalcino, on suppose que la figure du saint est un autoportrait de Tamagni.

[1] Informations 2018

[2] Francesco Brogi : voir annexes

[3] Ainsi que le fait observer Louis Réau, la représentation de la plaie de San Rocco peut poser un problème aux peintres du fait de sa localisation soit au sommet de la cuisse du saint, soit à l’aine : comment montrer sans quelque indécence une plaie aussi mal placée ?

[4] Historiquement, San Rocco, ou saint Roch, serait mort en Lombardie, à Angeria, vers 1379.

[5] Réau 1957, p. 1156