Chardonneret

Selon Saint Isidore de Séville, cet oiseau renvoie à la Passion du Christ : en effet, son nom latin, carduelis, dérive de cardus « chardon », plante qu’il a l’habitude de manger et qui évoque la couronne d’épines de Jésus.

La symbolique du chardonneret renvoie ainsi à la Passion du Christ. Le chardon épineux dont il se nourrit évoque la Couronne d’épines de la Passion, et les taches rouges que porte cet oiseau symbolisent, par leur couleur, celle du sang versé par le Christ.

« […] au XIIIème, il figurait déjà comme symbole de la Passion, avec son front taché de sang et son goût pour les fleurs de chardon, plante très acérée qui renvoyait symboliquement son image à la Couronne d’Epines […]. On rapporte que le petit passereau voyant le Christ souffrir sous sa couronne d’épines tenta d’extraire les pointes aiguës qui mortifiaient la tête du fils de Dieu. Eclaboussé par ce sang précieux, le Chardonneret reçut en partage pour lui et ses descendants de conserver cette couleur rutilante qui avec le reste de son éclatant plumage roux, jaune et noir en fait un des plus jolis oiseaux de nos pays. » [1]

Iconographie

Le chardonneret est principalement présent dans les scènes de maternité appelées Vierge à l’enfant où ce dernier tient dans une main un chardonneret que parfois même, il maltraite.

C’est avec cette même signification symbolique que le chardonneret figure parfois dans les natures mortes.

[1] (Marcel Ruelle, Le chardonneret élégant).