Lorenzo di Credi, « Crocifissione di Cristo »

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Lorenzo di Credi (Florence, v. 1459 – 1537)

Crocifissione di Cristo (Crucifixion), v. 1500-1525.

Tempéra (et huile ?) sur panneau, 222 x 133 cm.

Inscriptions :

  • (dans le titulus au sommet de la croix) : « I. N. R. I. » [1]« I. N. R. I. » : Iesus Nazarenus, Rex Iudeorum » (Jésus de Nazareth, roi des juifs).

Provenance : ?

Montepulciano, Église de Sant’Agostino.

Vasari fait vraisemblablement référence à cette peinture lorsqu’il écrit : « Mandò a Montepulciano una tavola che è nella chiesa di Santo Agostino, dentrovi un Crucifisso, la Nostra Donna, e San Giovanni, fatti con molta diligenza » [2]« Il [Lorenzo di Credi] envoya à Montepulciano un tableau qui se trouve dans l’église de Saint Augustin, où l’on voit un Christ crucifié, Notre Dame, et saint Jean, exécutés avec beaucoup de soin. ». Bien que Francesco Brogi, dans son inventaire de 1897 [3]Francesco Brogi, Inventario degli oggetti d’arte della provincia di Siena compilato da F. Brogi (1862-1865) e pubblicato a cura della Onor. Deputazione Provinciale Senese. Siena, Sta. Tip. Dell’editore Carlo Nava, 1897., ait également attribué cette œuvre à Lorenzo di Credi, celle-ci est longtemps demeurée exclue du catalogue des œuvres du peintre car le plus souvent considérée « perdue » [4]Voir Opere di Giorgio Vasari. Secondo le migliori stampe e con alcuni scritti inediti. Volume unico. Trieste, 1957, p. 606, note 7 : « Quest[a] oper[a] [è] oggi perduta » (Cette œuvre est aujourd’hui perdue)..

Le style Lorenzo di Credi [5]Lorenzo di Credi ou Lorenzo d’Andrea d’Oderigo (Florence, v. 1459 – 1537) : peintre, élève de Verrocchio qui en fit son héritier à sa mort (1488). est proche de celui, empreint d’élégance et de délicatesse, que l’on rencontre dans la peinture du Pérugin, aussi bien dans le type des compositions que pour le caractère spécifique des figures représentées.
Dressées contre un paysage désert qui s’étend vers l’infini, celles de Marie Madeleine et de la Vierge se distinguent par l’élégance aussi bien de leurs attitudes que de l’expression de leurs visages. Ceux-ci, empreints d’un discret pathos, ne laissent percevoir qu’imperceptiblement la tragédie dont elles sont les témoins. D’une manière comparable, l’impeccable beauté anatomique de la figure de Jésus ainsi que le traitement de son visage, dont l’expression est d’une sérénité parfaite, viennent tempérer ce que la scène comporte en elle-même d’inexprimable souffrance.

L’accrochage, dans un encadrement baroque trop grand pour elle et situé à une hauteur qui rend impossible toute approche véritable, nuit à cette œuvre délicate au point, quasiment, d’en dissimuler la beauté intrinsèque.

Notes

Notes
1 « I. N. R. I. » : Iesus Nazarenus, Rex Iudeorum » (Jésus de Nazareth, roi des juifs).
2 « Il [Lorenzo di Credi] envoya à Montepulciano un tableau qui se trouve dans l’église de Saint Augustin, où l’on voit un Christ crucifié, Notre Dame, et saint Jean, exécutés avec beaucoup de soin. »
3 Francesco Brogi, Inventario degli oggetti d’arte della provincia di Siena compilato da F. Brogi (1862-1865) e pubblicato a cura della Onor. Deputazione Provinciale Senese. Siena, Sta. Tip. Dell’editore Carlo Nava, 1897.
4 Voir Opere di Giorgio Vasari. Secondo le migliori stampe e con alcuni scritti inediti. Volume unico. Trieste, 1957, p. 606, note 7 : « Quest[a] oper[a] [è] oggi perduta » (Cette œuvre est aujourd’hui perdue).
5 Lorenzo di Credi ou Lorenzo d’Andrea d’Oderigo (Florence, v. 1459 – 1537) : peintre, élève de Verrocchio qui en fit son héritier à sa mort (1488).

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