Simone Martini (Sienne, v. 1284 – Avignon, 1344)
The Angel of the Annunciation (L’Ange de l’Annonciation), v. 1330.
Tempéra et or sur panneau, 29,5 x 20,5 cm (surface peinte) ; 31 x 21,5 cm (cadre compris).
Provenance : ?
Washington, National Gallery of Art, Samuel H. Kress Collection.
Ce petit panneau d’une richesse d’exécution exceptionnelle constituait, à l’origine, le volet gauche d’un diptyque qui, avec celui de droite, représentant la Vierge Marie (Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage), représentait le colloque angélique de l’Annonciation.
L’œuvre est caractéristique du raffinement et de l’élégance de Simone dans la figure allongée et délicate de l’ange [1]Le commentaire de Marco Pierini (*) décrivant la manière dont l’archange se présente à la Vierge, la main gauche sur la poitrine, dans une « pose presque indolente », est une interprétation incorrecte de l’image. En réalité, ce geste tout sauf rare doit bien davantage être interprété comme une expression de sincérité et de spiritualité. (*) … Poursuivre, ainsi que par les surfaces somptueusement ornée de motifs. La courbe de l’aile de Gabriel enveloppe sa silhouette agenouillée et fait écho à celle de la branche de palmier qu’il tient à la main. Simone exploite ici une technique nouvelle pour recréer l’apparence de luxueux tissus de brocart. Après avoir recouvert le panneau d’une couche d’argile rouge, il dore toute la surface (à l’exception des mains et du visage). Il peint ensuite la robe de l’ange dans des roses délicats, ombrés de tons plus foncés pour définir les plis de l’étoffe et les volumes corps. Suivant le motif du brocart, il gratte certaines zones peintes pour révéler la dorure qu’il a préalablement appliquée sur le support, avant de modifier sa texture à l’aide de minuscules poinçons. Cette technique, appelée sgrafitto (« gratté »), pourrait avoir été inspirée par les céramiques islamiques décorées de manière similaire, et très populaires en Italie dès le Moyen Âge.
Notes
| 1↑ | Le commentaire de Marco Pierini (*) décrivant la manière dont l’archange se présente à la Vierge, la main gauche sur la poitrine, dans une « pose presque indolente », est une interprétation incorrecte de l’image. En réalité, ce geste tout sauf rare doit bien davantage être interprété comme une expression de sincérité et de spiritualité.
(*) Marco PIERINI, Simone Martini, Cinisello Balsamo (Milan), Silvana Editoriale, 2000, p. 207. |
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