Première rencontre de Joseph avec ses frères venus acheter du blé ; il les accuse d’espionnage ; Siméon gardé en otage

Jacob en voit ses fils acheter du blé en Egypte. A cette époque, Joseph est devenu vice-roi sur ordre de Pharaon.

« C’était Joseph qui organisait la vente du blé pour tout le peuple du pays, car il avait pleins pouvoirs dans le pays. En arrivant, les frères de Joseph se prosternèrent devant lui, face contre terre. Dès qu’il les vit, il les reconnut, mais il se comporta comme un étranger à leur égard et il leur parla avec dureté. Il leur dit : ‘D’où venez-vous ?’ Ils répondirent : ‘Du pays de Canaan, pour acheter du blé en nourriture.’ Joseph avait reconnu ses frères, mais eux ne l’avaient pas reconnu. Joseph se rappela les songes qu’il avait eus à leur sujet et leur dit : ‘Vous êtes des espions ! C’est pour découvrir les points faibles du pays que vous êtes venus !’ Ils répondirent : « Non, mon seigneur, tes serviteurs sont venus pour acheter du blé en nourriture. Nous sommes tous fils du même homme. Nous sommes de bonne foi : tes serviteurs ne sont pas des espions.’ Joseph leur répéta : « Non ! C’est pour découvrir les points faibles du pays que vous êtes venus.’ Alors ils ajoutèrent : « Tes serviteurs étaient douze frères. Nous sommes fils d’un même homme, au pays de Canaan. Aujourd’hui le plus jeune est resté avec notre père, et l’un de nous n’est plus.’ Joseph leur déclara : ‘Je maintiens ce que je vous ai dit, vous êtes des espions ! Voici l’épreuve que vous devrez subir : Par la vie de Pharaon, vous ne sortirez de ce pays que si votre plus jeune frère vient ici !’ » (Gn 42, 6-15).

Joseph se ravise et renvoie ses frères à Canaan avec ordre de lui ramener Benjamin, le cadet de la famille (ainsi que l’indique son nom) :

« ‘Si vous êtes de bonne foi, que l’un d’entre vous reste prisonnier au poste de garde. Vous autres, partez en emportant ce qu’il faut de blé pour éviter la famine à votre clan. Puis vous m’amènerez votre plus jeune frère : ainsi vos paroles seront vérifiées, et vous ne serez pas mis à mort’. Ils acceptèrent » (Gn 42, 19-20).

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