Castello di Montarrenti

Dressés sur un éperon situé aux confins sud-ouest de la Montagnola senese, les restes imposants de l’ensemble fortifié de Montarrenti caractérisent encore fortement le paysage environnant. Il n’en demeure plus aujourd’hui que deux tours percées de fenêtres gothiques et de meurtrières. Crénelées à l’origine, elles ont été abaissées plus tardivement et couvertes d’une toiture classique à pignon. Quelques vestiges des murs, ainsi qu’une porte d’accès à avant-corps sont encore visibles aux alentours. Un blason est sculpté au-dessus de la porte d’accès à la plus haute des tours.

La province de Sienne, propriétaire de la propriété, a récemment récupéré les structures du château, dorénavant en partie utilisées comme siège de l’observatoire astronomique provincial. [1]http://www.provincia.siena.it/la-provincia/beni-storici/castello-di-montarrenti.

QUELQUES DATES

VIIIe s.Comme le montrent les résultats des fouilles archéologiques, il existe un centre habité Montarrenti (Mons Arienti, Monte Arrenti, Monte Liurenti ou Monte Lirrenti). Situé au pied de la colline, le petit village est déjà, à cette époque, lié à l’activité minière et métallurgique.
Avec le temps, le village initial devient un centre plus important.
Xe s.La zone habitée est incendiée et reconstruite et protégée, cette fois-ci, par une palissade en bois à l’intérieur de laquelle est érigé un premier noyau fortifié.
XIIe s.Ce n’est qu’à partir du XIIe siècle que les structures en bois sont remplacées par des constructions en pierre, évidemment plus durables, et plus propice au développement du commerce.
1156Le premier document témoignant de l’existence d’un castello proprement dit est une bulle de l’évêque de Volterra qui remonte à cette année. Le castello est alors lié à des mines d’argent découvertes à proximité.
1178Un certain Cattaneo da Montarrenti est désigné administrateur des mines par le diocèse de Volterra. L’argent, dont les Collines Métallifères (en particulier à Montieri) sont le principal lieu d’extraction en Europe au début du Moyen Âge, devient le catalyseur de la fortune des marchands siennois [2]Le constat est lié non seulement à la valeur de l’argent en tant que marchandise – celui-ci est très demandé sur les marchés du Moyen-Orient – mais au fait que le métal précieux puisse s’imposer sur les marchés financiers internationaux grâce à la monnaie.
Début du XIIIe s.Des documents datant de 1200 et 1216 font apparaître des liens entre les seigneurs de Frosini, de la famille des comtes Gherardesca, et les seigneurs de Montarrenti, également d’ascendance lombarde mais liés à la coterie Aldobrandeschi.
1217Le 5 octobre, en lien avec l’expansion de l’influence siennoise dans les territoires des Collines Métallifères, les consuls de Montarrenti prêtent serment de fidélité à la municipalité de Sienne.
Entre 1217 et 1271Le château, l’église de Santa Maria et le village situé en contrebas (celui-ci est clos d’un mur à la base de la colline), compte un nombre considérable d’habitants, au point que la municipalité de Sienne y place un maire, remplacé ensuite par un officier mineur relevant directement du podestat de Sienne. Au cours de la période suivante, peut-être aussi en raison de l’épuisement des mines, le village est progressivement abandonné. Le centre de gravité européen de l’extraction de l’argent se déplace en effet vers le Tyrol, où d’importants gisements sont découverts.
XIVe et XVe s.Les documents postérieurs sont sporadiques et l’on n’y trouve d’informations que sur les marbres précieux extraits de la carrière voisine, ainsi que sur les transferts de propriétés. C’est ainsi qu’au XIVe siècle, Giovanni Meschiati, appartenant à la famille Petroni, est propriétaire du château, ainsi que d’importantes terres dans les environs, incluant l’ermitage de Santa Lucia (près de Rosia, sur le pont de la Pia). Puis la propriété passe d’abord aux Dati (en 1457) puis aux Ghini.
1720Dans des documents datant de l’année, on peut constater que le château et le village sont déjà en ruine.

Notes

Notes
1 http://www.provincia.siena.it/la-provincia/beni-storici/castello-di-montarrenti.
2 Le constat est lié non seulement à la valeur de l’argent en tant que marchandise – celui-ci est très demandé sur les marchés du Moyen-Orient – mais au fait que le métal précieux puisse s’imposer sur les marchés financiers internationaux grâce à la monnaie.
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