Les Muses [1]Le mot « muse » vient du grec mousa, la parole chantée, la parole rythmée. Le sens originel du terme grec est cependant mal défini et son étymologie obscure. de la mythologie grecque sont les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne ; elles président aux arts libéraux. Déesses de la musique, de la poésie et du savoir qualifiées d’olympiennes [2]Mélété, Aédé et Mnémé sont les muses béotiennes dites originales., elles sont ainsi présentées dans la Théogonie d’Hésiode, qui constitue l’un des premiers témoignages littéraires les concernant :
« Commençons par invoquer les Muses de l’Hélicon [3]Hélicon : Montagne de Béotie dont les Muses font leur séjour de prédilection., les Muses qui, habitant cette grande et céleste montagne, dansent d’un pas léger autour de la noire fontaine et de l’autel du puissant fils de Saturne, et baignant leurs membres délicats dans les ondes du Permesse, de l’Hippocrène et du divin Olmius [4]Ces trois rivières légendaires, qui trouvent leur source au sommet du mont Hélicon, constituent la demeure habituelle des Muses., forment sur la plus haute cime de l’Hélicon des chœurs admirables et gracieux. Lorsque le sol a frémi sous leurs pieds bondissants, dans leur pieuse ardeur, enveloppées d’un épais nuage, elles se promènent durant la nuit et font entendre leur belle voix en célébrant Jupiter armé de l’égide, l’auguste Junon d’Argos, qui marche avec des brodequins d’or, la fille de Jupiter, Minerve aux yeux bleus, Phébus-Apollon, Diane chasseresse, Neptune, qui entoure et ébranle la terre, la vénérable Thémis, Vénus à la paupière noire, Hébé à la couronne d’or, la belle Dioné, l’Aurore, le grand Soleil, la Lune splendide, Latone, Japet, l’astucieux Saturne, la Terre, le vaste Océan et la Nuit ténébreuse, enfin la race sacrée de tous les autres dieux immortels. Jadis elles enseignèrent à Hésiode d’harmonieux accords, tandis qu’il faisait paître ses agneaux au pied du céleste Hélicon. […] Les neuf sœurs issues du grand Zeus se nomment Clio, Euterpe, Thalie et Melpomène, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie, et Calliope enfin, la première de toutes. » [5]HÉSIODE, La Théogonie, 5 sq.
Notes
| 1↑ | Le mot « muse » vient du grec mousa, la parole chantée, la parole rythmée. Le sens originel du terme grec est cependant mal défini et son étymologie obscure. |
|---|---|
| 2↑ | Mélété, Aédé et Mnémé sont les muses béotiennes dites originales. |
| 3↑ | Hélicon : Montagne de Béotie dont les Muses font leur séjour de prédilection. |
| 4↑ | Ces trois rivières légendaires, qui trouvent leur source au sommet du mont Hélicon, constituent la demeure habituelle des Muses. |
| 5↑ | HÉSIODE, La Théogonie, 5 sq. |
