« On appelle […] statuts synodaux des documents publiés par un évêque lors de l’assemblée – ou synode – de son clergé diocésain ayant charge d’âmes, qui doit être réunie une ou deux fois par an. Ces textes ont pour but de faire connaître aux desservants des paroisses la teneur de la législation élaborée aux échelons supérieurs au diocèse (conciles provinciaux et généraux ; décrétales pontificales), de préciser sous une forme simple à l’intention de ces pasteurs certains points de doctrine, de liturgie, de discipline ecclésiastique et de droit, et de codifier certains usages propres à chaque diocèse. Ils ont ainsi une valeur législative et réglementaire dans le cadre diocésain, et comme tels sont un instrument d’administration et de contrôle pour l’évêque. La définition, donnée il y a plusieurs dizaines d’années déjà par G. Le Bras, rend bien compte du caractère composite de ces statuts, et garde ainsi toute son actualité : ‘Bréviaires juridiques, les statuts synodaux s’attachent à l’essentiel : vérités à croire, administration du culte et des sacrements, vie des clercs, testaments et sépulture, excommunication et interdit. Guides pratiques pour les pasteurs, véritable corpus du curé de campagne, ils portent témoignage du droit appliqué, des usages quotidiens, des mœurs’ [1]Gabriel Le Bras, Institutions ecclésiastiques de la chrétienté médiévale, dans A. Fliche et V. Martin, Histoire de l’Église des origines à nos jours, XII/1, Paris, Bloud et Gay, 1959, p. 91.. » [2]Michel Rubellin, « Un instrument du contrôle épiscopal au XIIIe siècle : les statuts synodaux », Église et société chrétienne d’Agobery à Valdès, Lyon, P.U.L. (Presses universitaires de Lyon), 2003, pp. 513-526..
Notes
| 1↑ | Gabriel Le Bras, Institutions ecclésiastiques de la chrétienté médiévale, dans A. Fliche et V. Martin, Histoire de l’Église des origines à nos jours, XII/1, Paris, Bloud et Gay, 1959, p. 91. |
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| 2↑ | Michel Rubellin, « Un instrument du contrôle épiscopal au XIIIe siècle : les statuts synodaux », Église et société chrétienne d’Agobery à Valdès, Lyon, P.U.L. (Presses universitaires de Lyon), 2003, pp. 513-526. |
