Les trois Grâces

Les Khárites [1]Du verbe khairo : se réjouir. ou Charites de la mythologie grecque, qui deviendront par assimilation les Trois Grâces chez les Romains, furent d’abord au nombre de deux, et avaient pour nom, à Athènes (Auxo, la Croissance et Hégémone, la Conductrice), et à Sparte (Kleita, la Croissance et Phaenna, la Radieuse). Dans la Théogonie d’Hésiode, elles apparaissent au nombre de trois, sont filles de Zeus et de l’Océanide [2]Selon Hésiode, les Océanides, au nombre de trois mille, sont filles d’Océan et de Téthys ; leur rôle est symétrique à celui de leurs frères, les dieux fleuves. Chacune d’elle est la gardienne d’un fleuve, d’un lac ou d’un point d’eau particulier, y compris dans le monde souterrain. Eurymone (ou de l’Heure Eunomie) et se nomment Aglaia [3]Aglia ou Aglaé, la plus jeune des trois Charites, personnifie la splendeur, la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant., Euphrosyne [4]Euphrosyne représente la Joie poussée à son sommet, l’Acclamation, la Bonne chère, le Courage, la Confiance, l’Allégresse, la Jubilation, l’Hilarité, le Plaisir, la Gaieté et la Joie de vivre., et Thalie [5]Thalie, l’abondance, préside aux célébrations festives et aux banquets fastueux.. Ensemble, elles constituent un idéal de beauté. Les Grecs, qui leur vouaient un culte, leur élevaient des temples et une libation était faite en leur honneur lors des banquets.

Selon leur habitude, les Romains assimilèrent les Khárites aux Grâces (Gratiae), déesses illustrant la force vitale dans sa plénitude. Aglaia, la splendide, messagère de Vénus, Thalia, la Verdoyante et Euphrosyne la Joyeuse personnifient tout ce qui est beau et agréable pour l’homme, les arts, la musique, la danse, la fête, la beauté et les rires. Elles sont les suivantes de Vénus, déesse de la beauté et de l’amour. Éternellement jeunes et belles, elles dansent pour les dieux au son de la lyre d’Apollon. 

iconographie

D’abord représentées dansant, habillées de voiles ou de robes flottantes, parfois portant une pomme, parfois encore une rose pour l’une, une branche de myrte pour la seconde et un dé à jouer pour la troisième, les Trois Grâces apparaîtront enfin selon une iconographie adoptée par l’art de l’époque classique, l’une d’elles face au spectateur, les deux autres tournant le dos à ce dernier.

Notes

Notes
1 Du verbe khairo : se réjouir.
2 Selon Hésiode, les Océanides, au nombre de trois mille, sont filles d’Océan et de Téthys ; leur rôle est symétrique à celui de leurs frères, les dieux fleuves. Chacune d’elle est la gardienne d’un fleuve, d’un lac ou d’un point d’eau particulier, y compris dans le monde souterrain.
3 Aglia ou Aglaé, la plus jeune des trois Charites, personnifie la splendeur, la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant.
4 Euphrosyne représente la Joie poussée à son sommet, l’Acclamation, la Bonne chère, le Courage, la Confiance, l’Allégresse, la Jubilation, l’Hilarité, le Plaisir, la Gaieté et la Joie de vivre.
5 Thalie, l’abondance, préside aux célébrations festives et aux banquets fastueux.

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture