Pietro Berrettini, dit Pietro da Cortona (Pierre de Cortone), du nom de sa ville natale (Cortone, 1595 – Rome, 1669) : peintre et architecte du début de la période baroque, considéré comme le premier représentant authentique de ce nouveau style [1]Commune di Roma, Les musées capitolins, guide, Milan, Mondadori Electa S.p.A., 2013, pp. 172-173.. On connaît surtout son travail dans le domaine des fresques décoratives et de la peinture, notamment le gigantesque Triomphe de la Divine Providence (fig. ci-dessous), son œuvre majeure, considérée comme un point culminant du courant baroque [2]Le Triomphe de la Divine Providence ou, sous sa forme longue, Triomphe de la Divine Providence – Pouvoir de la Famille Barberini et Apothéose de la Papauté d’Urbain VIII, est une fresque monumentale du plafond du palais Barberini, à Rome, commandée en 1632 par Urbain VIII et peinte par Pierre de Cortone et ses assistants de … Poursuivre.
Sous le pontificat d’Urbain VIII [3]Maffeo Barberini (Florence, 1568 -Rome, 1644) : pape sous le nom d’Urbain VIII. Son long règne s’étend de 1623 à 1644. Pape lors du procès intenté par l’église à Galilée (*), il est également un grand bâtisseur. Admirateur du Bernin, il lui demande d’achever le palais Barberini commencé par Carlo Maderno (**) et Francesco Borromini. Il lui commande également le … Poursuivre — dont il fit un portrait —, il compta parmi les principaux architectes opérant à Rome, avec Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin et Francesco Borromini.

Notes
| 1↑ | Commune di Roma, Les musées capitolins, guide, Milan, Mondadori Electa S.p.A., 2013, pp. 172-173. |
|---|---|
| 2↑ | Le Triomphe de la Divine Providence ou, sous sa forme longue, Triomphe de la Divine Providence – Pouvoir de la Famille Barberini et Apothéose de la Papauté d’Urbain VIII, est une fresque monumentale du plafond du palais Barberini, à Rome, commandée en 1632 par Urbain VIII et peinte par Pierre de Cortone et ses assistants de 1633 à 1639.
Il s’agit d’une allégorie de la puissance de la famille Barberini, de son pouvoir politique et spirituel, racontée à travers les gestes de plus d’une centaine de personnages, non sans convoquer les héros de la mythologie gréco-romaine pour célébrer les membres de cette famille, ses armes (des abeilles) ainsi que les attributs pontificaux dont elle s’honore pour avoir compté un pape. La fresque comprend quatre compartiments, tous orientés vers le centre, considéré comme un cinquième compartiment. L’œuvre est souvent citée comme l’un des meilleurs exemples de trompe-l’œil. |
| 3↑ | Maffeo Barberini (Florence, 1568 -Rome, 1644) : pape sous le nom d’Urbain VIII. Son long règne s’étend de 1623 à 1644. Pape lors du procès intenté par l’église à Galilée (*), il est également un grand bâtisseur. Admirateur du Bernin, il lui demande d’achever le palais Barberini commencé par Carlo Maderno (**) et Francesco Borromini. Il lui commande également le célèbre baldaquin surplombant l’autel pontifical de la basilique Saint-Pierre (1633). Le bronze nécessaire à sa construction est arraché au revêtement des poutres du portique du Panthéon, d’où le célèbre sarcasme romain, fruit d’un humour grinçant : Quod non fecerunt barbari, fecerunt Barberini (« Ce que n’ont pas fait les barbares, les Barberini l’ont fait »).
(*) Urbain VIII fait condamner Galilée malgré une admiration véritable pour son travail scientifique, qu’il est en mesure de comprendre, et même de discuter avec lui. (**) Carlo Maderno (Capolago, 1556 – Rome, 1629) : architecte italien originaire de l’actuel canton du Tessin, formé à Rome aux côtés de son oncle Domenico Fontana. Le nom de Maderno est aujourd’hui inextricablement lié à la façade de l’église de Santa Susanna (Thermes de Dioclétien) et, surtout, à la réalisation de la façade et de la nef longitudinale de la basilique Saint-Pierre de Rome. |

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