Palazzo Berlinghieri

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“Henri Beyle, connu sous le nom de plume de Stendhal (*) (Grenoble, 1783 – Paris, 1842) : écrivain et chroniqueur (**) français, connu en particulier pour ses romans Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme. (*) Nom littéraire emprunté à une peti…”

Palais Berlinghieri

Piazza del Campo, 7/8, Sienne.

Se rendre sur place :


En longeant le Campo à gauche en quittant le Palazzo Pubblico, juste après l’embranchement de la via Giovanni Dupré, se dresse le Palazzo Berlinghieri. Le palais fut achevé à l’occasion de l’entrée solennelle de Violante de Bavière ((Violante Beatrice von Bayern (Munich, 1673 – Florence, 1731) : fille la plus jeune de l’électeur Ferdinand-Marie de Bavière et d’Henriette de Savoie, épouse de Ferdinand de Médicis, prince de Florence, grand-duc héritier de Toscane. Elle sera, de 1717 jusqu’à sa mort en 1731, gouverneure de Sienne.)) à Sienne en 1717. Derrière sa façade simple et harmonieuse du XVIIIe siècle, celui-ci abrite aujourd’hui des bureaux municipaux et quelques activités commerciales. Son le nom demeure lié à celui d’Henri Beyle, alias Stendhal ((Henri Beyle, connu sous le nom de plume de Stendhal (*) (Grenoble, 1783 – Paris, 1842) : écrivain et chroniqueur (**) français, connu en particulier pour ses romans Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme.

(*) Nom littéraire emprunté à une petite commune de Prusse du nom de Stendal où est né Winckelmann.
(**) « L’analyse des Chroniques italiennes m’a semblé pouvoir apporter quelque lumière sur les mécanismes fondamentaux de la création stendhalienne. D’abord, parce que nous avons là un ensemble de textes qui fonctionnent tous sur des schémas analogues et permettent de façon plus sûre de vérifier les quelques lois que j’essaie de dégager. Ces lois propres aux Chroniques, on les retrouverait, à peine modifiées, dans des ensembles plus vastes : la Chartreuse de Parme n’est-elle pas une chronique italienne, et plus grande ? — aussi bien dans son ampleur romanesque que dans son degré d’achèvement. Et lorsque Stendhal écrit le Rouge et le Voir, ne met-il pas comme sous-titre « Chronique de 1830 ». Dans cette préférence pour la chronique, on peut voir, bien sur, le goût du fait vrai, vérifiable, une volonté quasi scientifique chez le romancier. Mais il faut, je crois, aller plus loin, et déceler la prédilection de Stendhal pour un certain rythme de l’écriture — qui est propre à la chronique. » Béatrice Didier, « Stendhal chroniqueur », Littérature, vol. 5, no 1,‎ 1972, p. 11).). Il se trouve qu’un certain Daniello Berlinghieri, ministre résidant de Toscane à la cour de France, à Paris, était le père adoptif de Giulia Rinieri De Rocchi ((Giulia Rinieri de’ Rocchi (Sienne, 1801 – Monsummano Terme, 1881) : fille d’Anna Martini, elle-même issue de la petite noblesse italienne, et d’Antonio Rinieri de’ Rocchi, recteur des hôpitaux de la ville. Après la mort de son mari, sa mère entre en relation avec le commandeur Daniello Berlinghieri, chevalier de l’Ordre de Malte, qui décide de devenir le tuteur de Giulia, et finit par l’adopter formellement en 1832.
Après avoir refusé plusieurs demandes en mariage, Giulia s’installe en 1826 avec son tuteur et sa mère à Paris, où Berlinghieri a été nommé ministre du Grand-Duché de Toscane à la cour de Charles X. C’est là qu’en janvier 1827, elle rencontre pour la première fois Henri Beyle, plus connu sous le pseudonyme de Stendhal, qui est alors occupé à écrire son premier roman (Armance ou quelques scènes d’un salon de Paris en 1827, publié anonymement la même année).
Deux ans plus tard, la jeune femme – en totale rupture avec les usages de l’époque – déclare son amour à l’écrivain français. Une relation sentimentale naît, qui conduit Stendhal, étonné d’être « aimé à 47 ans », à demander à son tuteur la main de la jeune femme par une lettre datée du 6 novembre 1830.)), une jeune fille belle et aventureuse au point de déclarer son amour pour l’écrivain, alors déjà quadragénaire. Lorsque Stendhal demanda la belle Giulia en mariage, le diplomate rejeta catégoriquement la proposition (il avait d’autres projets et certainement pas celui, disait-il, de la marier à un « bon à rien »). Giulia, femme déterminée et dotée d’un fort caractère, sut se venger en devenant l’amante d’Henry Beyle. Les amants se rencontrèrent à plusieurs reprises à Sienne durant l’hiver 1832, et leur relation perdura, y compris après le mariage de la jeune femme, jusqu’à la mort de l’écrivain français. On retrouve les traits de Giulia Rinieri chez Mathilde de la Môle, l’un des personnages du roman Le rouge et le noir. De même, il n’a pas échappé aux plus avertis que, dans un autre roman stendhalien, La Chartreuse de Parme, il est fait mention, à la fin, d’un palais de Vignano (dans la fiction littéraire, celui-ci se trouve sur les rives du Pô), faisant sans doute allusion à la villa « il Palazzo » qui appartenait à la famille Berlinghieri à Vignano, non loin de Sienne.

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