Bartolomeo Colleoni [1]Beaucoup à été dit sur le patronyme du personnage qui semble avoir toujours désigné dans les documents officiels sous le vocable latin Coleus (« testicule ») devenu en italien coglione (plur. coglioni) dont dériverait le nom Colleoni. (Solza [?], près de Bergame, entre 1395 et 1400 – château de Malpaga [aujourd’hui dans la commune de Cavernago], 1475) : condottiere [2]La condotta (conduite) était l’accord passé entre un capitaine d’aventures, un condottière (dont le nom dérive), et son employeur, définissant, en quelque sorte une conduite à suivre. lombard. « Ayant fait ses premières armes au service des Sforza (1424), Bartolomeo Colleoni combat tantôt à la solde de Venise, tantôt à celle de son adversaire, le duc de Milan, Filippo-Maria Visconti. Les Vénitiens ne se l’attachent, à prix d’or, qu’après 1448 : il mène alors des campagnes victorieuses dans la région de Brescia et de Bergame. Après la paix de Lodi (1454), les Vénitiens le neutralisent en lui concédant une immense fortune. Il finit ses jours en rongeant son frein dans son château de Malpaga. » [3]Gérard RIPPE, « COLLEONI Bartolomeo (1400-1475) », dans Enciclopedia Universalis. Par testament, il légua une partie de sa fortune à la République de Venise en demandant la réalisation sur la place Saint-Marc d’une statue équestre en bronze à sa mémoire. Andrea del Verrocchio fut choisi pour créer cette sculpture et y consacra les dernières années de sa vie. La fonte de la statue eut cependant lieu après la mort de Verrocchio, le sculpteur Alessandro Leopardi (1465-1523) en étant chargé. Mais c’est le Campo dei Santi Giovanni e Paolo, et non la place Saint-Marc, qui fut choisi pour placer la statue.
Notes
| 1↑ | Beaucoup à été dit sur le patronyme du personnage qui semble avoir toujours désigné dans les documents officiels sous le vocable latin Coleus (« testicule ») devenu en italien coglione (plur. coglioni) dont dériverait le nom Colleoni. |
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| 2↑ | La condotta (conduite) était l’accord passé entre un capitaine d’aventures, un condottière (dont le nom dérive), et son employeur, définissant, en quelque sorte une conduite à suivre. |
| 3↑ | Gérard RIPPE, « COLLEONI Bartolomeo (1400-1475) », dans Enciclopedia Universalis. |
