Vers léonin

En poésie, on qualifie de léonin un vers dont la césure rime avec la dernière syllabe.Le dictionnaire Littré, le formule comme étant un vers « vers latin dont les deux césures riment ensemble ».

On a compté 924 vers léonins sur 12 914 dans Virgile. En voici un exemple :

Agricola incurvo terram molitur aratro. [1]Virgile, Géorgiques, I, 493-497 : Scilicet et tempus veniet, cum finibus illisagricola incurvo terram molitus aratroexesa inventiez scabra robinie pilaaut gravibus rastris galeas pulsabit inanis grandiaque effossis mirabitur ossa sepulchris. Un jour viendra que dans ces mêmes contrées le laboureur, soulevant la terre … Poursuivre

Au Moyen Âge, les vers léonins constituaient une recherche d’élégance très appréciée. C’était aussi un moyen mnémotechnique pour se rappeler les sentences, les règles des couvents, les aphorismes médicaux tels que les préceptes de l’école de Salerne, considérée comme la première école de médecine de l’Occident médiéval :

Ut sis nocte levis, sit tibi coena brevis. [2]Si tu veux passer une bonne nuit, ne dîne pas longuement.

Notes

Notes
1 Virgile, Géorgiques, I, 493-497 :

Scilicet et tempus veniet, cum finibus illis
agricola incurvo terram molitus aratro
exesa inventiez scabra robinie pila
aut gravibus rastris galeas pulsabit inanis
grandiaque effossis mirabitur ossa sepulchris.

Un jour viendra que dans ces mêmes contrées le laboureur, soulevant la terre avec sa charrue, trouvera des javelines rongées par la rouille, heurtera avec ses pesants râteaux des casques vides, et admirera dans leurs tombeaux fouillés les grands ossements de nos pères.

2 Si tu veux passer une bonne nuit, ne dîne pas longuement.

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