Fantino

« Pour percevoir la relation sémantique entre le nom commun fante, “soldat d’infanterie”, et son diminutif fantino, signifiant “personne qui monte à cheval professionnellement dans les courses hippiques”, il faut retracer les strates de sens véhiculé par ces deux mots. L’italien fante est une forme aphérétique [1]Aphérèse : Suppression d’une ou plusieurs syllabes au début d’un mot. du substantif infante : ce dernier dérive du latin infans infantis, composé de in– et du participe présent de fari, “parler”, et signifie spécifiquement “celui qui ne parle pas, qui ne sait pas ou ne peut pas parler”. Le premier sens de fante est donc “enfant”, auquel s’est ajouté plus tard celui de “serviteur, garçon”. C’est précisément à ce sens particulier, transposé dans le contexte militaire, qu’il faut rattacher le sens qui nous intéresse, à savoir “soldat d’infanterie”, comme le montre le passage suivant des Note al Malmantile (XVIIe siècle) : “Fantino, diminutif de fante, […] c’est-à-dire garçon, utilisé par les anciens en général, est aujourd’hui restreint à un sens particulier ; nous appelons fantini (jockeys) les garçons qui montent des chevaux à cru lors du palio”. » [2]« Fantino, diminutivo di fante, […] cioè ragazzino, usato dagli antichi in generale, si ristringe oggi a un significato particolare; chiamando noi fantini quei ragazzi che sopr’a cavalli spogliati corrono al palio. » ((Lorenzo Lippi, Il Malmantile Racquistato di Perlone Zipoli colle note di Puccio Lamoni e d’altri, Florence, Bonducciana, 1788. Ce texte est une réédition de … Poursuivre [3]D’après Antonio Manni, « Perché chi cavalca un cavallo è detto “fantino”, sebbene i fanti si muovano a piedi? C’è una relazione fra le due parole? », dans Istituto della Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani.

Notes

Notes
1↑ Aphérèse : Suppression d’une ou plusieurs syllabes au début d’un mot.
2↑ « Fantino, diminutivo di fante, […] cioè ragazzino, usato dagli antichi in generale, si ristringe oggi a un significato particolare; chiamando noi fantini quei ragazzi che sopr’a cavalli spogliati corrono al palio. » ((Lorenzo Lippi, Il Malmantile Racquistato di Perlone Zipoli colle note di Puccio Lamoni e d’altri, Florence, Bonducciana, 1788. Ce texte est une réédition de l’édition originale (1748), et le chef-d’œuvre du poète et peintre florentin Lorenzo Lippi (Florence, 6 mai 1606 – Florence, 15 avril 1665), écrivant sous le pseudonyme de Perlone Zipoli. Cette édition comporte les Note al Malmantile (Notes au Malmantile) rédigées par Puccio Lamoni « et d’autres ».
3↑ D’après Antonio Manni, « Perché chi cavalca un cavallo è detto “fantino”, sebbene i fanti si muovano a piedi? C’è una relazione fra le due parole? », dans Istituto della Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani.

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