Lorenzo Lippi, « Allégorie de la Simulation » ou « La Jardinière au masque »

Lorenzo Lippi (Florence, 6 mai 1606 – Florence, 15 avril 1665)

Allégorie de la Simulation ou La Jardinière au masque, v. 1640.

Huile sur toile, 72,5 x 58,5 cm.

Provenance : Ancienne collection Livois, legs Goury, 1886.

Anger, Musée des Beaux-arts.

« Ce portait d’une jeune femme tenant d’une main un masque et de l’autre une grenade ouverte est une allégorie peu commune car ces deux attributs ne sont jamais associés. Le masque est l’emblème du théâtre, de l’imitation, mais aussi de la fausseté, du mensonge et de la dissimulation. [Dans le registre de la peinture non religieuse [1]Dans la peinture religieuse, la grenade, par sa couleur et ses grains évoquant des gouttes, évoque le sang de la Passion.], la grenade, dont l’écorce renferme de nombreux petits grains, évoque l’unité, mais aussi la fausse apparence car elle réserve parfois des surprises une fois ouverte.
Les deux symboles associés pourraient signifier la simulation, idée présente à la fois dans le masque et dans la grenade. La femme les montre dans un geste de balancement. Le thème de l’actrice ou de la courtisane s’y ajouteraient.
Artiste lettré, peintre attiré par la symbolique, Lippi fréquente certaines académies littéraires et artistiques de Florence qui aiment débattre de ces sujets. Par son caractère énigmatique et détaché, ce beau portrait est caractéristique de la peinture savante alors pratiquée à Florence. » [2]Notice du Musée.

Notes

Notes
1 Dans la peinture religieuse, la grenade, par sa couleur et ses grains évoquant des gouttes, évoque le sang de la Passion.
2 Notice du Musée.

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