Hymne qui accompagne le défilé historique précédant la course du Palio ; il est joué par les musiciens du Palazzo tandis que les trompettistes de la Municipalité jouent des clairons (chiarine) d’argent. Il a été composé par Pietro Formichi autour de 1880 pour la fanfare municipale de Sienne, que le maestro dirigea ensuite conjointement avec l’école de musique affiliée. Musicalement, il s’agit d’une composition en 2/4 pour fanfare, ou pour formations composées exclusivement de cuivres, créée à l’origine sans accompagnement chanté. Le texte, écrit par le poète Idilio dell’Era et modifié par Monseigneur Bruno Ancilli, ancien archev^que de Sienne, n’a en réalité été ajouté que plus tardivement.
La Marche a été exécutée pour la première fois lors du cortège historique du 2 juillet 1885 et est encore jouée aujourd’hui sur la Piazza del Campo et dans les rues de la ville, lors du passage du cortège partant de la Préfecture pour se rendre au Casato, par la Fanfare du Palais, qui défile au début de la promenade historique, derrière les Mazzieri et le porte-étendard de la Balzana ; elle est composée de douze tambours, dix-huit clairons et trente musiciens jouant de divers instruments de cuivre.
Paroles de la Marcia del Palio
Squilli la fe’!
S’armi e vinca l’onore
Di te dolce fiore Siena gentil
Mille vessilli scintillano al sol
Sventola il bianco col nero color
Passano i duci dagli alti cimier
Ecco di Siena si desta il valor!
Ridono le bianche trifore
del maggior palazzo antico
Fremono snelli i barberi
nell’Entron senese avito…
Ecco il segnal!
Già la gran pista è aperta
I barberi in gruppo al canape van
Fuggono veloci nella polvere
Arde in ognun la gloria
Freme e grida il popolo agitandosi
Ecco il segnal : « Vittoria »!
Siena dal dolce idioma
e dall’amato ostello
Siena tu sei di Roma
specchio gentile e bello!
Que la foi retentisse !
Armons-nous et que l’honneur triomphe !
De toi, douce fleur, douce Sienne !
Mille bannières scintillent au soleil
Le blanc et le noir flottent
Les chefs aux hautes cimiers passent
Voici, la valeur de Sienne s’éveille !
Les fenêtres blanches à triple lancette
du plus grand palais antique rient
Les chevaux de Barbarie tremblent rapidement dans l’entrone [1]Voir : Entrone. siennois.
Voici le signal !
Le grand hippodrome est déjà ouvert
Les chevaux de Barbarie en groupe se dirigent vers la corde
Ils fuient rapidement dans la poussière
La gloire brûle en chacun
Le peuple tremble et crie, agité
Voici le signal : « Victoire » !
Sienne, avec sa douce langue et son logis bien-aimé
Sienne, tu es le doux et beau miroir de Rome !
