Matteo Florimi ou Florimj, Florini, Florino (Polistena, v. 1540 – Sienne, 1613) : éditeur et marchand de livres et d’estampes d’origine calabraise [1]A propos de ses origines, Florimi a lui-même précisé, dans son testament en date du 9 septembre 1597 : « Il provido huomo maestro Matteo gia di Giovanni Florimi da Polistena calabrese assiduo habitatore nella citta di Siena da anni sedici in qua […] » (« L’e Maestro Matteo, homme prévoyant, autrefois fils de Giovanni Florimi, originaire de Polistena, Calabrais résidant … Poursuivre, actif à Sienne, où il ouvrit un atelier dans les Banchi en 1581. [2]C’est de cet atelier qu’est sorti l’un des plus célèbres plans gravés de Sienne. Voir : Francesco Vanni et Matteo Florimi, Sena Vetus Civitas Virginis. L’activité chalcographique de Matteo Florimi fut à plusieurs reprises rejointe par des maîtres graveurs et des artistes tels que Francesco Vanni, Ventura Salimbeni et Alessandro Casolani, avec lesquels l’imprimeur collabora à la préparation de sujets religieux. Florimi produisit des estampes de nombreuses villes et territoires du monde entier, qui ne furent jamais dessinées pour lui, mais furent des manipulations de gravures préexistantes ou de cartes publiées par d’autres imprimeurs. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, il fit preuve d’une vision prospective en se consacrant à la production de vues aériennes de villes aussi fidèles que possible. Florimi copia des cartes d’Antonio Lafreri, Claude Duchet et Abraham Ortelius. En ce qui concerne son activité cartographique, en 1600, Matteo Florimi appela le graveur flamand Arnoldo degli Arnoldi à travailler dans son atelier avec la promesse d’une rémunération plus importante que celle que lui accordait Giovanni Antonio Magini, avec lequel l’artiste collaborait. Cette offre de Florimi déclencha la colère de Magini, qui, sans le nommer, le qualifia de « faussaire envieux » pour lui avoir volé un cartographe aussi talentueux. La collaboration entre Florimi et Arnoldi ne dura que deux ans (1600-1602), mais fut fructueuse : ils publièrent ensemble le Stato di Siena, la Choronografia Tusciae, la Nuova descrittione della Lombardia, l’Europa, l’America et la Descrittione Universale della Terra.
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Notes
| 1↑ | A propos de ses origines, Florimi a lui-même précisé, dans son testament en date du 9 septembre 1597 : « Il provido huomo maestro Matteo gia di Giovanni Florimi da Polistena calabrese assiduo habitatore nella citta di Siena da anni sedici in qua […] » (« L’e Maestro Matteo, homme prévoyant, autrefois fils de Giovanni Florimi, originaire de Polistena, Calabrais résidant régulièrement dans la ville de Sienne depuis seize ans […]. ». De 1581 à 1610 environ, Matteo Florimi travailla à Sienne où, en 1584, il épousa Alessandra, fille d’Antonio di Moneta Banichi. Treize ans plus tard, l’année de son testament (1597), il désigna une autre épouse, Donna Felice, fille de Stefano da Macerata, comme usufruitière universelle de ses biens. Tous deux eurent six enfants : Giovanni (*), Francesco, Bernardino, Cecilia, Agnese et Caterina, ainsi qu’une autre nommée Agnola/Angela, dont il prétend être le père, peut-être parce qu’elle était la fille de sa première épouse Alessandra ou le fruit d’une relation hors mariage. Les documents d’archives comprennent un acte de vente d’une maison daté du 8 décembre 1597, dans lequel il se déclara « Magister Matteus olim Ioannis de Florimis impressor de Calabria assidus habitatur Senis ad annis sexdecim. » (« Maître Matteo, [fils de feu] Giovanni Florimi, ancien imprimeur de Calabre, vit à Sienne depuis seize ans. »).
(*) Giovanni Andrea Florimi, également Florimo (milieu du XVIIe siècle) : moine servite, fils ainé de Matteo Florimi. En 1680, il était vice-préfet de la chapelle de la cathédrale de Sienne et réputé comme l’un des compositeurs toscans les plus talentueux de son temps. Plusieurs de ses compositions sont conservées dans l’église de Provenzano, tandis que parmi celles publiées figurent Concerti o Litanie 5 voci, op. 3 (Bologne, Monti, 1673) ; Salmi pieni a 8 v. con il Te Deum, op. II (ibid., ibid., 1673) ; Flores Melliflui in Deiparam cun octo plenis vocibus concinendi, op. V (ibid., ibid., 1676) ; Concerti, Inni, unica voce concinnata con istrumenti, op. 4 (ibid., 1673) ; Versi della Turba a 4 v. per la domenica delle Palme e Venerdì santo, con alcuni mottetti per il Santo sepolcro (ibid., 1682). Carlo SCHMIDL, Dizionario Universale dei Musicisti, vol. 1 (A-L), Milan, Casa Editrice Sonzogno, s.d. [préface 1926], p. 550. |
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| 2↑ | C’est de cet atelier qu’est sorti l’un des plus célèbres plans gravés de Sienne. Voir : Francesco Vanni et Matteo Florimi, Sena Vetus Civitas Virginis. |
