Oxybaphe

L’oxybaphe est un vase utilisé en Grèce comme mesure pour les liquides. Ce vase équivalait à 1/4 de cotyle.

Athénée se montre plus précis dans le commentaire de ce vase : « On donne, dans l’usage ordinaire, ce nom à ce vase qui sert à mettre le vinaigre ; mais c’est aussi le nom d’un vase à boire (poteerion) dont Cratinus fait mention dans sa Pytine : « Comment donc le faire cesser de boire ? oh ! je le sais ; je vais briser tous ses conges, je renverserai, foudroierai ses barillets, et tous les vases qui servent à la boisson ; il ne lui restera même plus un oxybaphe à verser le vin. » Antiphane [1]Antiphane (Rhodes [?], v. 408 av. J.-C.,- …, v. 334.) : poète comique de la Grèce antique, il a composé de très nombreuses comédies dont il ne reste que quelques fragments. montre clairement, dans sa Mystis (Μύστις (Mystis) : titre d’une comédie d’Antiphane.)), que l’oxybaphe est une espèce de petit calice, de terre cuite. Il s’agit d’une vieille qui aimait à boire, et qui, voulant un grand calice, parle avec dédain d’un oxybaphe, comme d’un trop petit calice. Or, un autre acteur lui dit :  « A. Oui, je gagnerai cela sur toi. En effet, que ce calice a une forme attrayante ! par les dieux, il est digne de l’appareil brillant de la fête que nous célébrons. N’avons-nous pas assez bu de garum, ces jours derniers, dans des oxybaphes de terre? B. Ah ! mon enfant, puissent les dieux combler de bien l’ouvrier qui t’a fait, tant à cause de ta belle symétrie, que de ta solidité! » Nous devons aussi prendre l’oxybaphe pour un vase à boire (poteerion), dans les Babyloniens d’Aristophane, lorsqu’il dit que les démagogues ou orateurs d’Athènes demandèrent deux oxybaphes à Bacchus qui allait plaider sa cause. Assurément on ne peut entendre ici ce mot que d’un vase à boire (ekpooma). En outre, l’oxybaphe que l’on posait, et dans lequel on lançait les latages en jouant au cottabe, ne pouvait être qu’un vase à boire d’une ouverture fort large. Eubule fait aussi mention l’oxybaphe, comme d’un vase à boire, dans sa Meunière : « … et avoir bu sans mesure dans l’oxybaphe commun : ensuite le vin jura qu’il n’était que de vrai vinaigre ; et le vinaigre, de son côté, jurait qu’il était plutôt du vin que l’autre. » [2]Athénée de Naucratis, Deipnosophistes, « Les Vases », XI, 87 [494c]-[494f.

Notes

Notes
1 Antiphane (Rhodes [?], v. 408 av. J.-C.,- …, v. 334.) : poète comique de la Grèce antique, il a composé de très nombreuses comédies dont il ne reste que quelques fragments.
2 Athénée de Naucratis, Deipnosophistes, « Les Vases », XI, 87 [494c]-[494f.

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