Michele di Ser Memmo (actif pendant la seconde moitié du XIVe s.) : il n’existe malheureusement jusqu’ici aucune preuve documentaire de l’existence de cet orfèvre, ni d’aucune autre œuvre autographe que le calice provenant de l’église de Santa Margherita, à Cortone. Piero Toesca (1951) pensait que le Michele qui a signé ce calice est à identifier à Michele di Ser Memmo, à qui, en 1348, aurait été commandée la statue de saint Jacques destinée au maître-autel de la cathédrale de Pistoia. La culture figurative de l’orfèvre Michele, du moins telle qu’elle ressort de l’examen de cette unique œuvre conservée, reflète les méthodes typiques du plus haut niveau de l’école siennoise, comme en témoignent les nombreuses comparaisons possibles entre ce calice et d’autres objets contemporains du même type et de la même école, tous dérivés du prototype d’Assise de Guccio di Mannaia. La grande qualité de cet exemplaire confirme qu’il s’agit d’un orfèvre d’une maîtrise technique et esthétique exceptionnelle, qui ne craint pas la confrontation avec les plus célèbres orfèvres-émailleurs du XIVe siècle, tels qu’Ugolino di Vieri, Viva di Lando, etc.
