Castelvecchio

Facilement reconnaissable à sa forme ovale, la ville conserve aujourd’hui encore son plan militaire, traversé par trois voies parallèles héritées du plan romain primitif de Saena Julia. Entourée de ses remparts les plus anciens, datant du XIe siècle, elle abrite un patrimoine architectural et des sites historiques remarquables.

Selon la légende, les jumeaux Senius et Ascanius, fils de Remus, se réfugièrent dans le quartier où se trouve aujourd’hui la Via di Castelvecchio, fuyant l’assassinat de leur père par leur oncle Romulus. Ils y construisirent une forteresse, nommée Castelsenio. C’est de là, ainsi que du terme latin « senior » (« ancien »), que provient le toponyme Castelsenio [1]Alessandro LEONCINI, Siena in fasce. Topografia e immagini della Sena Vetus, Sienne, Il Leccio, 1998, pp. 10-11..

Ici même, entre la Via San Pietro et la Via di Stalloreggi, de nombreux éléments indiquent qu’il s’agissait du noyau originel de la ville : les découvertes archéologiques, sa position stratégique au point culminant de la ville lui permettant de dominer toute la région, sa forme qui ressemble encore aujourd’hui à un château plus ou moins quadrilatéral, le tracé des voies qui l’entourent.

Malgré les nombreuses transformations du tissu urbain qu’a connues la ville au fil des siècles, le castello est toujours là, avec ses rues intérieures – la Via di Castelvecchio, le Vicolo di Castelvecchio et la Via San Quirico –, sa cour surélevée parfaitement conservée et les vestiges de ses tours, comme celle dite Torre Voltaia, qui se dresse derrière la Piazza del Conte.

Selon la tradition, il fut d’abord le siège des magistrats de la colonie romaine, puis celui du seigneur lombard et enfin celui du comte franc ; mais ce n’est pas tout, les premiers évêques de Sienne y résidèrent également.

Une grande partie de la population y vivait lorsque le géographe arabe Edrisi [2]Muhammad al-Idrīsī ou Edrisi (Sebta, alors au Maroc [aujourd’hui Ceuta (*)], v. 1099 – Sicile, 1165) : géographe et scientifique arable. Ayant fait ses études à Cordoue, alors le principal centre culturel et artistique de l’Espagne islamique, il connaît le latin et parle le grec. Il est l’auteur d’un traité de pharmacologie, mais surtout d’un important … Poursuivre décrivit la ville comme « populaire, riche en artisans ». Le transfert du pouvoir civique de Castelvecchio (représenté sur les plus anciens sceaux municipaux) à la colline plus imposante de Santa Maria remonte au début du Moyen Âge, avant son installation à Campo vers le milieu du XIIIe siècle.

In via Sarrocchi 35 si trovava la casa di Domenico Beccafumi, con la facciata attribuita al disegno dello stesso artista. Al 3 della stessa via nacque Tito Sarrocchi. Via Tommaso Pendola si chiamava anticamente via delle Murella, ricordando il passaggio delle mura più antiche. Tale toponimo resta nel nome della chiesa di Sant’Antonio alle Murella (1685), oratorio della contrada della Tartuca. Altri edifici religiosi sono la chiesa delle Carceri di Sant’Ansano, la chiesa dei Santi Quirico e Giulitta, la chiesa e convento di Santa Margherita in Castelvecchio e l’oratorio di Santa Teresa.

Notes

Notes
1 Alessandro LEONCINI, Siena in fasce. Topografia e immagini della Sena Vetus, Sienne, Il Leccio, 1998, pp. 10-11.
2 Muhammad al-Idrīsī ou Edrisi (Sebta, alors au Maroc [aujourd’hui Ceuta (*)], v. 1099 – Sicile, 1165) : géographe et scientifique arable. Ayant fait ses études à Cordoue, alors le principal centre culturel et artistique de l’Espagne islamique, il connaît le latin et parle le grec. Il est l’auteur d’un traité de pharmacologie, mais surtout d’un important ouvrage géographique : Le Livre de Roger, ainsi nommé en l’honneur de Roger II de Sicile, souverain normand qui fut son mécène à partir de 1139.

(*) Enclave espagnole frontalière avec le Maroc, située sur la côte méditerranéenne de l’Afrique, en face de la péninsule ibérique.

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