Margherita, Maria Margherita da Cortona ou Marguerite de Cortone (Laviano [Pérouse] 1247 – Cortone, 1297) : franciscaine du Tiers Ordre, canonisée en 1728.
« Marguerite est née dans le village de Laviano vers 1247. Par la suite, elle habita à Montepulciano où elle vécut pendant neuf ans avec un jeune noble, en dehors des liens du mariage. A la suite de la mort du jeune homme, rejetée par sa famille, Marguerite arrive à Cortone. Elle entre dans la ville vers 1272 par la Porta Berarda, […]. Elle vient en repentante, vouée à son désir d’expier les péchés de son passé. Elle s’occupe d’œuvres de charité, et devient membre du Tiers Ordre de saint François. L’intensité croissante de ses prières et de ses méditations mène à des visions qui suscitent vivement l’intérêt de sa ville d’adoption. […] Marguerite, dont l’intensité des visions s’accroissait, se retira de la ville et s’éloigna des Franciscains de Cortone avec lesquels elle entretenait de fréquents contacts, pour aller vivre dans une cellule près de l’église Saint-Basile, au-dessus de la ville. Son isolement n’était pas complet, puisque l’église servait de lieu de rencontre pour un petit nombre de membres du Tiers Ordre franciscain. Le recteur de l’église, Ser Badia, devint le confesseur de Marguerite. » [1]Joanna CANNON, Marguerite et les Cortonais : iconographie d’un « culte civique » au XIVe siècle. dans La religion civique à l’époque médiévale et moderne (chrétienté et islam), Actes du colloque organisé par le Centre de recherche « Histoire sociale et culturelle de l’Occident. XIIe-XVIIIe siècle » de l’Université de Paris X-Nanterre et l’Institut … Poursuivre
iconographie
Marguerite de Cortone est principalement représentée sous les traits d’une pénitente franciscaine, vêtue de l’habit du Tiers-Ordre. Tertiaire, souvent figurée avec un crucifix, un crâne (symboles de pénitence) et un petit chien, évoquant sa fidélité et la découverte du corps de son amant mort prématurément.
Notes
| 1↑ | Joanna CANNON, Marguerite et les Cortonais : iconographie d’un « culte civique » au XIVe siècle. dans La religion civique à l’époque médiévale et moderne (chrétienté et islam), Actes du colloque organisé par le Centre de recherche « Histoire sociale et culturelle de l’Occident. XIIe-XVIIIe siècle » de l’Université de Paris X-Nanterre et l’Institut universitaire de France, Nanterre, 21-23 juin 1993, Rome, École Française de Rome (Publications de l’École française de Rome, 213), 1995. pp. 403-413. |
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