L’expression « Mère de Dieu » [1]Du grec ancien : Μήτηρ Θεοῦ : « Mère de Dieu ». apparaît dans la plus ancienne prière connue à Marie, le Sub tuum praesidium, datant d’environ 250 apr. J.-C. : « Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu ». Ce fut le premier dogme marial spécifiquement défini par l’Église, affirmé formellement lors du troisième concile œcuménique tenu à Éphèse en 431. Cela réfuta l’objection soulevée par le patriarche Nestorius de Constantinople [2]Nestorius de Constantinople (…, v. 386 – …, v. 451) : prélat chrétien des premiers siècles, archevêque de Constantinople du 10 avril 428 au 11 juillet 431. Théologien chrétien issu de l’école catéchétique d’Antioche, plusieurs de ses enseignements en christologie et en mariologie furent considérés comme controversés et hérétiques, provoquant d’importantes … Poursuivre. Le fondement scripturaire de ce dogme se trouve dans l’Évangile selon Jean : « Et la Parole s’est faite chair, et elle a habité parmi nous » [3]Jn 1, 14, et dans Galates 4,4 : « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi ». Luc affirme en outre la maternité divine en déclarant : « L’Esprit Saint viendra sur vous. […] C’est pourquoi l’enfant qui naîtra sera saint, il sera appelé Fils de Dieu » [4]Lc 1, 35..
Le dogme, promulgué par le concile d’Éphèse, proclame Marie « Mère de Dieu », non pas que la nature du Verbe ou sa divinité aient reçu de la sainte Vierge le commencement de leur existence, mais parce que, puisque le saint corps, animé d’une âme rationnelle, auquel le Verbe de Dieu s’est uni selon l’hypostase, est né d’elle, on dit que le Verbe est né selon la chair.
Notes
| 1↑ | Du grec ancien : Μήτηρ Θεοῦ : « Mère de Dieu ». |
|---|---|
| 2↑ | Nestorius de Constantinople (…, v. 386 – …, v. 451) : prélat chrétien des premiers siècles, archevêque de Constantinople du 10 avril 428 au 11 juillet 431. Théologien chrétien issu de l’école catéchétique d’Antioche, plusieurs de ses enseignements en christologie et en mariologie furent considérés comme controversés et hérétiques, provoquant d’importantes querelles. En 431, il fut condamné et déposé de son siège par le concile d’Éphèse, présidé par son principal rival, Cyrille d’Alexandrie, mais le contre-concile, dirigé par Jean Ier d’Antioche, le réhabilita et déposa Cyrille à son tour. Nestorius s’abstint d’assister à ces deux conciles et se retira. |
| 3↑ | Jn 1, 14 |
| 4↑ | Lc 1, 35. |
