La dynastie macédonienne a régné de 867 à 1057 à Constantinople, soit pendant presque deux siècles. Elle doit son nom à son fondateur, Basile Ier [1]Basile Ier dit Basile le Grand, ou Basile le Macédonien (…, v. 811 – Constantinople, 886) : empereur byzantin, il a régné de 867 à 886. qui naquit dans le thème [2]Le thème (gr. θέμα, thema, « corps d’armée », puis par extension « région militaire ») a constitué une division administrative de l’Empire byzantin entre 660 et 1100. Le De administrando Imperio (*) (948-952) fournit un état rétrospectif des thèmes byzantins. (*) Manuel de politique intérieure et étrangère écrit par … Poursuivre byzantin de Macédoine (district administratif correspondant à la région d’Andrinople en Thrace). Elle a compté plus de vingt souverains, certains accédant au trône par usurpation ou par mariage.
Cette période, qui a été qualifiée [3]George OSTROGORSKY, Histoire de l’Empire byzantin, Paris, Payot, 1983 [1956]. d’« apogée de l’Empire byzantin » (en la faisant partir du règne de Michel III [4]Michel III (840 – 867) : empereur byzantin de 842 à 867. C’est le troisième et officiellement le dernier membre de la dynastie amorienne (ou phrygienne). Les surnoms d’« irogne » ou de « débauché » lui furent attribués par les historiens qui vécurent sous la dynastie macédonienne, traditionnellement hostiles. La recherche moderne a, jusqu’à un certain … Poursuivre), verra après la perte des possessions byzantines d’Italie, les querelles suscitées par la crise iconoclaste et la lutte contre les invasions perses et arabes, un renouveau qui devait se traduire par la création d’une nouvelle zone d’influence chez les Slaves grâce à la christianisation des populations, une renaissance culturelle que l’on a qualifiée de « renaissance macédonienne », caractérisée par la résurgence des idéaux, concepts et formes d’art de l’Antiquité classique, une croissance économique ainsi qu’une expansion politico-militaire rétablissant la puissance de l’empire en Méditerranée, reculant ses frontières vers l’Est et soumettant à nouveau les Balkans.
Notes
| 1↑ | Basile Ier dit Basile le Grand, ou Basile le Macédonien (…, v. 811 – Constantinople, 886) : empereur byzantin, il a régné de 867 à 886. |
|---|---|
| 2↑ | Le thème (gr. θέμα, thema, « corps d’armée », puis par extension « région militaire ») a constitué une division administrative de l’Empire byzantin entre 660 et 1100. Le De administrando Imperio (*) (948-952) fournit un état rétrospectif des thèmes byzantins.
(*) Manuel de politique intérieure et étrangère écrit par l’empereur byzantin Constantin VII à l’intention de son fils le futur empereur Romain II, ce livre est un exposé géographique et historique des peuples qui composaient ou entouraient l’empire, les relations qu’il convenait d’entretenir avec eux et les procédés diplomatiques ou militaires susceptibles de produire les résultats voulus. |
| 3↑ | George OSTROGORSKY, Histoire de l’Empire byzantin, Paris, Payot, 1983 [1956]. |
| 4↑ | Michel III (840 – 867) : empereur byzantin de 842 à 867. C’est le troisième et officiellement le dernier membre de la dynastie amorienne (ou phrygienne). Les surnoms d’« irogne » ou de « débauché » lui furent attribués par les historiens qui vécurent sous la dynastie macédonienne, traditionnellement hostiles. La recherche moderne a, jusqu’à un certain point, réhabilité sa réputation en soulignant le rôle vital que joua son règne dans le retour en force de la puissance byzantine au cours du IXe siècle (*) (**). (*) Timothy E. GREGORY, A History of Byzantium, Malden, Massachusetts and West Sussex, United Kingdom, Wiley-Blackwell, 2010, p. 231. (**) Robert FOSSIER, The Cambridge illustrated history of the Middle Ages, Cambridge, Cambridge University Press, 1986, p. 315. |
