Dans la légende grecque, la célèbre magicienne est fille d’Hélios, le dieu Soleil, et de l’océanide Perséis [1]Selon certains auteurs, Circé est la fille d’Hécate, déesse aux trois visages, déesse lunaire de la sorcellerie.. Par ses philtres et ses incantations, elle a le dangereux pouvoir de transformer les êtres humains en chiens, en lions et en pourceaux.
Ulysse aborde dans l’île d’Aiaié, domaine de Circé. Après les avoir accueillis et charmés, la magicienne métamorphose les étrangers en pourceaux. Seul Ulysse échappe au sortilège grâce à l’antidote de l’herbe magique que lui indique Hermès. Il réussit à persuader Circé de redonner forme humaine à ses compagnons, et vit avec celle-ci pendant un an. Il a plusieurs fils avec elle, dont Latinus et Télégonus. Montrant alors l’amour qu’elle éprouve pour Ulysse lorsque celui-ci évoque son prochain départ, Circé lui accorde le privilège de connaître à l’avance les intentions maléfiques des Sirènes, et ainsi d’échapper à la mort [2]« Maintenant, écoute ce que je vais te dire. Un Dieu lui-même fera que tu t’en souviennes. Tu rencontreras d’abord les Sirènes qui charment tous les hommes qui les approchent ; mais il est perdu celui qui, par imprudence, écoute leur chant, et jamais sa femme et ses enfants ne le reverront dans sa demeure, et ne se réjouiront. Les Sirènes le charment par leur chant harmonieux, … Poursuivre. Ulysse ne peut renoncer à entendre ce chant et pour pouvoir l’entendre sans céder au charme, décide de se faire lier au mât du vaisseau. Il lui faut également boucher les oreilles de ses compagnons avec de la cire pour les mettre à l’abri du danger.
Notes
| 1↑ | Selon certains auteurs, Circé est la fille d’Hécate, déesse aux trois visages, déesse lunaire de la sorcellerie. |
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| 2↑ | « Maintenant, écoute ce que je vais te dire. Un Dieu lui-même fera que tu t’en souviennes. Tu rencontreras d’abord les Sirènes qui charment tous les hommes qui les approchent ; mais il est perdu celui qui, par imprudence, écoute leur chant, et jamais sa femme et ses enfants ne le reverront dans sa demeure, et ne se réjouiront. Les Sirènes le charment par leur chant harmonieux, assises dans une prairie, autour d’un grand amas d’ossements d’hommes et de peaux en putréfaction. Navigue rapidement au delà, et bouche les oreilles de tes compagnons avec de la cire molle, de peur qu’aucun d’eux entende. Pour toi, écoute-les, si tu veux ; mais que tes compagnons te lient, à l’aide de cordes, dans la nef rapide, debout contre le mât, par les pieds et les mains, avant que tu écoutes avec une grande volupté la voix des Sirènes. Et, si tu pries tes compagnons, si tu leur ordonnes de te délier, qu’ils te chargent de plus de liens encore. » Homère, Odyssée, XII, 38 et suiv. |
