Auteur non identifié, « Don Iacomo, monaco degli Umiliati, camarlengo »

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Office de la Gabella

Auteur non identifié

Don Iacomo, monaco degli Umiliati, camarlengo (Don Iacomo, moine des Humiliés, camerlingue)

1314, juillet-décembre

35,8 x 24 cm.

Archivio di Stato di Siena, n°10

Inscription :

« LIBBRO DI FRATE IACOMO DE LI UMILIATI CAMARLINGO E DI MINO DI MISSE(RE] MEO DI CITTA’ CECCHO DI CIONE DI SAMARTINO E DI MIGNANELLO DI S[AN]C[T]O MARTINO E DI CIANO ARRIGI DI CAMOLLIA QUATRO P(RO]VEDITHO(R]I DEL COMU[N]E DI SIE[N]A P[ER] SEI MESI I QUALI COMI[N]C[I]ARO I[N] KAL[ENDE] LUGLIO MCCCXIIII FINIRO I(N] KAL[ENDE] GEN[N]AIO AN[N]I DETTI »

Provenance : acquis par l’Etat Italien en 1891.

La composition d’ensemble est ici stabilisée pour une très longue période et sera dorénavant répétée par tous les artistes chargés de la décoration des tablettes.

Elle comporte, en haut à gauche, la figure du camarlingo, ici Don Iacomo, de l’ordre des Umiliati, dont la silhouette regagne de manière durable le sommet de la tablette (la moitié supérieure de la tablette sera réservée, pour plus de deux siècles, à la figuration d’une scène historiée, quel qu’en soit le sujet).

Dans le compartiment rectangulaire situé en haut à droite, figurent les quatre blasons des povveditori, devenus ici ilisibles à cause de l’abrasion. Le nom de chacun de ces derniers nous est pourtant connus puisqu’il figure, pour la première fois, en toutes lettres, en même temps que celui du camarlingo, dans l’inscription située dans la partie inférieure de la tablette dont elle occupe toute la surface. Ces quatre blasons devaient représenter ceux des familles Tolomei, Mignanelli, Arrighi e Orlandini auxquelles appartenanient les quatre provveditori mentionnés.

Dans la scène du camarlingo, remarquer l’efficacité (et l’économie !) de la représentation de l’espace réduite à l’essentiel : deux plans colorés font surgir le volume du comptoir sur lequel travaille le personnage, un troisième, plus clair, permet de figurer le mur du fond et de localiser ainsi la scène dans un espace intérieur, lequel est complété par une quatrième bande du même jaune, plus fine, qui évoque le sol de la pièce.

Si le buste du moine est traité de manière assez sommaire, sa tête, en revanche, est modelée avec habileté, faisant apparaître les volumes arrondis du crâne, souligné par la tonsure, et du visage dont les accents sont soulignés de touches blanches simulant le relief du nez, des joues et du menton.

L’inscription, probablement en partie repeinte, est d’une grande beauté plastique.

Cette biccherna a conservé la bande du cuir et sa boucle grâce à laquelle le registre pouvait être maintenu fermé.