Guido di Graziano, « San Francesco e storie della sua vita »

Guido di Graziano (dernier quart du Trecento)

San Francesco e storie della sua vita (Saint François et scènes de sa vie)

Tempéra sur bois, 237 x 113 cm.

Inscriptions :

  • (aux pieds de saint François) : « S. FRANCESCUS »

Provenance : Église de San Francesco, Colle di Val d’Elsa.

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

Le retable est divisé en trois parties par de fins pilastres culminant sous des arcs en ogive. François est représenté debout dans la partie centrale, tenant un livre et une petite croix noire.

De chaque côté de la figure principale du retable, de part et d’autre, se trouvent huit scènes [1]Pour chacune des scènes représentées, voir l’article : « François ». de la vie du saint. La chronologie des scènes est lisible à gauche, de bas en haut et, inversement â droite, de haut en bas :

Au sommet du retable, dans la pointe « en mitre » du format qu’adopte le panneau, on distingue encore la figure du Christ Rédempteur dont on ne voit plus que la droite du buste et le geste de bénédiction, au milieu de huit anges (fig. 9).

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9

Si la scène des stigmates évoque immanquablement celles peintes par Guido da Siena et Dietisalvi di Speme (voir, dans cette même salle, les vantaux de l’armoire-reliquaire du Bienheureux Andrea Gallerani), dont elle semble être une reprise littérale, c’est pourtant l’influence de Cimabue qui semblent dominer (détail du nez, oreilles décollées, expression sévère et solennelle, les plis ondulés des manches de la bure et la forme « simiesque » [2]Francesco Mori, « Guido di Graziano », dans BAGNOLI et al, Duccio. Alle origini della pittura senese. Milano, Silvana Editoriale, 2003, p. 96. des pieds). « Cependant, l’élément qui conduit sans équivoque en direction de Cimabue, et de manière spécifique vers sa pleine maturité picturale, est repérable dans la scène de Saint François devant le Crucifix de San Damiano. Ici, la figure du Christ aux larges flancs, élancée et longiligne, révèle, dans sa délicatesse picturale, dans les dégradés des ombres et des lumières sur les masses musculaires, dans la transparence du perizonium, une connaissance assurée des crucifix dont celui de Santa Croce, à Florence, constitue l’exemple suprême. »

Notes

Notes
1 Pour chacune des scènes représentées, voir l’article : « François ».
2 Francesco Mori, « Guido di Graziano », dans BAGNOLI et al, Duccio. Alle origini della pittura senese. Milano, Silvana Editoriale, 2003, p. 96.
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