Cennino Cennini ou Cennino d’Andrea di Cennini ou Cennino di Colle (Colle di Val d’Elsa, vers 1370 – Florence, v. 1440) : peintre de la période du gothique tardif, mais aussi écrivain.
Élève d’Agnolo Gaddi à Florence, Cennini est aussi l’auteur d’un important traité sur la peinture, le Libro dell’Arte (en français : Le Livre de l’Art ou Traité des arts), qui constitue le témoignage le plus détaillé des pratiques d’atelier en vigueur à la fin du Trecento. Rédigé entre 1390 et 1437 en langue vulgaire, c’est le premier traité écrit en italien connu à ce jour. Il contient aussi bien des conseils techniques que des réflexions théoriques sur l’art. L’ouvrage demeure la principale source d’information sur les techniques utilisées au XIVe siècle. [1]Une grande importance est accordée au dessin préparatoire, « véritable fondement de l’art ». Au cours de cette phase du travail, l’artiste est invité à développer sa composition séparément, puis à la transférer – déjà précise dans les moindres détails – sur le support final. À partir d’une idée déjà suffisamment élaborée, l’artiste pourrait également … Poursuivre
La première traduction française du Livre de l’Art, due au peintre Victor-Louis Mottez [2]Victor-Louis Mottez (Lille, 1809 – Bièvres, 1897) : Peintre. Elève d’Ingres, il débuta au Salon de 1833 avant de séjourner en Italie de 1835 à 1842. Actif à Paris, il travailla à la décoration de la chapelle Saint-Martin de l’église Saint-Sulpice., l’un des disciples d’Ingres, ne date que de 1858.
Œuvres visibles à Sienne et dans le pays siennois
- Madonna col Bambino, coro di serafini e di cherubini. Sienne, palazzo Salimbeni, collezione Monte dei Paschi di Siena.
- Natività della Vergine. Colle di Val d’Elsa, Museo San Pietro.
- Madonna del latte. Colle di Val d’Elsa, tabernacle de la via del Castello.
- Décorations. Colle di Val d’Elsa, église de San Francesco.
- Storie di Santo Stefano. Poggibonsi, église de San Lucchese.
Notes
| 1↑ | Une grande importance est accordée au dessin préparatoire, « véritable fondement de l’art ». Au cours de cette phase du travail, l’artiste est invité à développer sa composition séparément, puis à la transférer – déjà précise dans les moindres détails – sur le support final. À partir d’une idée déjà suffisamment élaborée, l’artiste pourrait également développer le dessin directement sur le panneau préparé. Diverses analyses infrarouges ont révélé des « pentimenti » (repentirs) qui nous amènent à comprendre comment même pendant cette période, le peintre pouvait corriger et varier l’idée initiale. La composition a été tracée au fusain de saule et les visages et les plis des draperies ont été ombrés. Le panneau a ensuite été dépoussiéré et le dessin retravaillé a été retracé avec « de l’eau fraîche et quelques gouttes d’encre ». |
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| 2↑ | Victor-Louis Mottez (Lille, 1809 – Bièvres, 1897) : Peintre. Elève d’Ingres, il débuta au Salon de 1833 avant de séjourner en Italie de 1835 à 1842. Actif à Paris, il travailla à la décoration de la chapelle Saint-Martin de l’église Saint-Sulpice. |
