
Luca Signorelli (Cortone, entre 1445 et 1450 – 1523)
Madonna della Misericordia tra San Sebastiano e San Bernardino (Madone de la Miséricorde entre les saints Sébastien et Bernardin), v. 1480-85.
Tempéra sur panneau, 210 x 215 cm.
Inscriptions : /
Provenance : Église de San Francesco, Pienza.
Pienza, Museo Diocesano d’Arte Sacra.
Bien qu’elle retienne l’attention des visiteurs du musée, l’œuvre de Luca Signorelli, un retable cintré de représentant la Madonna della Misericordia con i Santi Sebastiano e Bernardino da Siena (Vierge de la Miséricorde avec saint Sébastien et saint Bernardin de Sienne) daté de la seconde moitié du XVe siècle, demeure étonnamment méconnue des spécialistes. Oubliée lors de l’exposition monographique ombrienne de 2012 [1]Luca Signorelli « de ingegno et spirto pelegrino », Pérouse – Orvieto – Città di Castello, 21 avril – 26 août 2012 ; le retable n’est pas même mentionné dans le catalogue qui accompagnait l’exposition. et reléguée au rang de production d’atelier des années 1490 dans les études de Tom Henry sur Signorelli [2]Tom HENRY, dans Tom HENRY, Laurence KANTER, Luca Signorelli. The Complete Paintings, Londres, Rizzoli Intl Pubns, 2002 (trad. de l’Anglais par Paris, Hazan, 2001, pp. 196-197 n. 52) ; Tom HENRY, The Life and Art of Luca Signorelli, New Haven – Londres, Thames & Hudson, 2012, pp. 144, 365 note 210. Dans le livret déjà ancien du Museo Civico, Laura Martini (*), à qui les … Poursuivre, le retable de Pienza mérite cependant une place à part dans l’œuvre du peintre de Cortone. Il témoigne de la relation profonde qui s’est nouée au début des années 1480 entre Signorelli et Bartolomeo della Gatta (qui ont collaboré à la chapelle Sixtine sur le récit du Testament et la mort de Moïse [3]En 1482, Signorelli est appelé à Rome pour participer aux travaux de décoration de la chapelle Sixtine, aux côtés de Pérugin, Pinturicchio, Botticelli, Ghirlandaio et Cosimo Rosselli. À Rome, il retrouve Melozzo da Forlì, qu’il avait connu à Urbino, et, avec Melozzo, Antoniazzo Romano. C’est, sans nul doute, l’occasion de rencontres fréquentes, au cours desquelles … Poursuivre) et révèle des détails d’une grande finesse, dont on retrouve des parallèles significatifs dans les plus belles œuvres du jeune Luca.
Notes
| 1↑ | Luca Signorelli « de ingegno et spirto pelegrino », Pérouse – Orvieto – Città di Castello, 21 avril – 26 août 2012 ; le retable n’est pas même mentionné dans le catalogue qui accompagnait l’exposition. |
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| 2↑ | Tom HENRY, dans Tom HENRY, Laurence KANTER, Luca Signorelli. The Complete Paintings, Londres, Rizzoli Intl Pubns, 2002 (trad. de l’Anglais par Paris, Hazan, 2001, pp. 196-197 n. 52) ; Tom HENRY, The Life and Art of Luca Signorelli, New Haven – Londres, Thames & Hudson, 2012, pp. 144, 365 note 210. Dans le livret déjà ancien du Museo Civico, Laura Martini (*), à qui les qualités de l’œuvre n’avaient pas échappé, proposait d’avancer sa datation aux environs de 1490.
(*) Laura MARTINI, Museo Diocesano di Pienza, Sienne, Sienne, Protagon editori Toscani, 1998, pp. 101-102. |
| 3↑ | En 1482, Signorelli est appelé à Rome pour participer aux travaux de décoration de la chapelle Sixtine, aux côtés de Pérugin, Pinturicchio, Botticelli, Ghirlandaio et Cosimo Rosselli. À Rome, il retrouve Melozzo da Forlì, qu’il avait connu à Urbino, et, avec Melozzo, Antoniazzo Romano. C’est, sans nul doute, l’occasion de rencontres fréquentes, au cours desquelles on discute des expériences effectuées par les uns et les autres dans l’entourage artistique de Piero della Francesca ; et à ces rencontres ont certainement participé Pérugin et son disciple Pinturicchio. Avec ce dernier, Signorelli se lia d’une étroite amitié. Toutes ces relations ne pouvaient manquer de produire aussi quelque effet dans le domaine artistique. |


