Sano di Pietro, « La colomba della pace tra i beati Giovacchino Piccolomini e Francesco Patrizi »

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Office de la Biccherna

Sano di Pietro

La colomba della pace tra i beati Giovacchino Piccolomini e Francesco Patrizi (La colombe de la Paix entre les bienheureux Giovacchino Piccolomini et Francesco Patrizi)

1457

45 x 29,8 cm.

Archivio di Stato di Siena, n° 31

Inscription :

« QUESTA SI E’ L’ENTRATA E L’USCITA DELLA GENERALE BICHERNA DEL CHOMUNO DI SIENA AL TENPO DE’ SAVI HUOMINI FRATE GABRIELLO MATTEI FRATE DE’ SERVI, CHAMARLENGHO PER UNO ANNO IN CHALENDE DI GENAIO 1456 E FINITO A ULTIMO DI DICIENBRE 1457 E DI TOMASSO DI GIOVA’ FRANCIESCHI E DI MARIANO D’ANDREA PICHUGLUOMINI E DI PAVOLO DI CRISTOFANO E DI MISSER IACHOMO DI BENEDETO, QUATRO DI BICHERNA PER SEI MESI E DI TORO DI PIETRO E DI VANNI DI SER GIOVANNI E DI IACHOMO DI NANI TALOMEI E DI SPINELLO DI GIOVANNI, QUATRO DI BICHERNA PER ALTRE SEI MESI E DI FRANCIESCHO DI PIETRO DI GORO ISCRITORE PER UNO ANNO”

Provenance : Commune de Sienne

Sienne, Archivio di Stato.

Il s’agit cette fois d’une allégorie de la paix constituée d’une colombe tenant en son bec un rameau d’olivier (le symbole est ancien …) le tout enserré dans une couronne de laurier. Devant, sur une surface plane (un sol ?) se trouve un livre ouvert et un encrier avec une plume, symboles de la ratification de la paix récemment advenue. De chaque côté, les deux figures dans lesquelles la tradition reconnaît les bienheureux Gioacchino Piccolomini et Francesco Patrizi vêtus de la bure noire typique de l’Ordre des Servites doivent probablement leur présence au fait que le camarlingo en fonction appartient lui-même également à cet Ordre.

La paix fut acquise en 1456, lorsque les rapports diplomatiques entre les différentes puissances italiennes évoluèrent et que ces mêmes états se mirent d’accord sur la « liquidation » du capitaine Jacopo Piccinino [1].

Au-dessous : une frise de dix blasons relatifs à l’Ordre des Servite et aux familles des officiers en fonction, également mentionnés dans l’inscription : Franceschi, Piccolomini, Cristofani, Landi, Tori, Bindi, Tolomei, Spinelli, Gori.

[1] Voir note précédente. Jacopo Piccinino était le fils de Niccolò Piccinino, plus connu et lui-aussi condottière.