Andrea Gallerani (Bienheureux)

Andrea Gallerani (ou Andrea da Siena) est né à Sienne, probablement à la fin du XIIe siècle, d’une noble famille siennoise. La date de sa mort fait l’objet d’une controverse, l’hagiographie du saint considérant que celle-ci est advenue soit un dimanche de Carême de l’année 1251 (ou 1252 ?), soit le dimanche des Rameaux de cette même année 1251. La seconde hypothèse est celle que la tradition la plus ancienne a retenue à Sienne.

L’hagiographie précise qu’à l’occasion d’une rixe qu’il eut dans sa jeunesse, il tua l’un des participants qui aurait proféré à cette occasion des paroles blasphématoires. C’est pour cette raison qu’il dut s’enfuir de la ville et aller se réfugier dans la Maremme (sur la côte toscane) jusqu’à ce que l’épisode soit oublié. Il rentra à Sienne quelques temps plus tard. Andrea Gallerani aurait vu dans cette affaire un signe divin et aurait alors pris la décision de changer de vie et consacrer cette dernière à la prière et, plus encore, à la charité envers les nécessiteux.

Une inscription remontant à 1347, trouvée dans l’église de la Sapienza, ancienne église de la Misericordia, indique qu’il est le fondateur de la Confraternité de la Merci, Institution charitable plus connue sous le nom de Miséricorde. L’église de la Sapienza, l’ancienne Académie et une partie de la Bibliothèque communale occupent l’emplacement de l’hôtel et de l’hôpital qu’il aurait fondé à Sienne.

Iconographie

Le bienheureux Andrea Gallerani est représenté sous l’apparence d’un homme de loi d’âge moyen portant parfois une courte barbe et de longs cheveux foncés. Il porte

  • un bonnet noir et un long manteau gris foncé ; la lettre « M » (Miséricorde) est souvent brodée sur son manteau
  • un chaudron (ou une marmite), instrument grâce auquel il distribue de la nourriture aux pauvres
  • un chapelet

Episodes de la vie du saint :

  • Andrea donne de la nourriture à un pauvre.
  • Andrea prie devant un crucifix ; une corde est attachée à son cou pour éviter que le sommeil ne vienne interrompre sa prière.
  • Il accueille des pèlerins parmi lesquels se trouve le Christ.