
Duccio di Buoninsegna (Sienne, vers 1260 – vers 1318/19)
Nativity with Adoration of the schepards (Nativité et Adoration des Bergers), 1308-1311.
Compartiment du polyptyque de la Maestà, tempéra et or sur panneau, 43 x 43,9 cm.
Inscriptions :
- (sur le phylactère de l’ange à droite) : « nolite timere ecce enim evangelizo vobis gaudium magnum quod erit omni populo » [1]
Provenance : Cathédrale de Santa Maria Assunta, Sienne.
Washington, National Gallery of Art, Andrew W. Mellon Collection.
Les scènes de la Nativité et de l’Adoration des Bergers figurent fréquemment au sein d’une même image dans l’art siennois des XIIIe et XIVe s. C’est le cas dans trois œuvres reproduites ci-dessous (de la main de Guido da Siena, Guido di Graziano et Dietisalvi di Speme) qui possèdent plus d’un caractère familier avec la scène peinte par Duccio. On y retrouve, au sein d’une composition identique en dépit de quelques variantes, la Vierge Marie, allongée dans une grotte [1]Dans l’œuvre de Duccio, le lieu où s’est déroulée la naissance offre une alternative, à la fois grotte et étable., sur une couche de couleur rouge, contemplant les servantes occupées à donner son premier bain à l’enfant qui vient de naître ; une seconde figure du Christ nouveau-né est visible dans l’auge qui lui tient lieu de berceau, veillé par l’âne et le bœuf, selon un schéma iconographique dans lequel cette auge où repose l’enfant peut aussi être perçue comme la préfiguration du tombeau où il reposera durant les trois jours suivant la Crucifixion ; la figure de Joseph en proie au doute ; la grotte de la Nativité, le chœur des anges rendant grâce et, d’une certaine manière, au destinataire des actions de grâce angéliques, Dieu lui-même, dont il faut voir dans l’arc de cercle bleu l’irreprésentable image [2]Ce discret arc de cercle de couleur bleue apparaîtra dans les scènes suivantes, comme pour signaler une présence divine lors des événements qui se succèdent..



