Anges

Il est à peu près sûr [1] que le retable comportait au sommet de chacune de ses deux faces une frise de six anges. Quatre de ces anges provenant du polyptyque sont parvenus jusqu’à nous. Ils sont conservés pour trois d’entre eux dans des collections situées en Hollande et aux États-Unis (dans le Massachusset et à Philadelphie). Le quatrième, qui provient de l’ancienne Collection Stoclet, à Bruxelles, est actuellement introuvable.

Les quatre anges forment un groupe homogène bien que leurs formats et leurs dimensions diffèrent sensiblement. Il est cependant très probable que ceux des panneaux qui présentent aujourd’hui un sommet arrondi [2] ont subit une découpe à une époque inconnue mais nécessairement située après 1771 (date à laquelle le polyptyque a été démembré). Tous les quatre présentent un grand nombre de caractéristiques communes : tous sont peints à mi-corps dans une pose frontale, face au spectateur, et se détachent sur un fond d’or ; leurs ailes sont de couleur sombre, signe qu’ils sont en deuil, ; leur gestuelle est identique (l’une des mains est ramenée à hauteur de la poitrine, l’autre tient une fine baguette comportant une extrémité supérieure fleurdelisée).

Pour des raisons stylistiques mais aussi en raison de leurs ressemblances avec d’autres figures peintes sur la Maestà, il ne fait aucun doute que les quatre anges ont un jour appartenu au polyptyque.

  • Ange, Bruxelles, jadis Collection Stoclet. Actuellement introuvable.
  • Ange, Philadelphie, Collection Johnson.
  • Ange, Herrenberg, Collection Van Heek.
  • Ange, South Hanlet, Massachussett, Mount Holyoke College.

[1] VAN OS 1989, pp. 46-48 ; Duccio, Alle origini, …, p. 212.

[2] On sait, notamment grâce au profil de la partie supérieure de la Maestà visible sur une tablette de biccherna (Auteur non identifié, L’unione delle classe e l’offerta delle chiavi della città alla Vergine), que les pinacles du retable étaient de format pointu (ou cuspidé).

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