Gilles (Egidio)

Egidio, ou Gilio, que l’on connait en France sous le prénom de Gilles, est un moine légendaire de la Gaule wisigothique. Sanctifié par les bénédictins de Saint-Gilles (Gard) dès le VIIIe siècle carolingien, il a connu un culte médiéval extrêmement populaire, comme l’attestent l’usage du prénom Gilles et les deux saints Gilles du XIIIe siècle. Saint patron des infirmes, des mendiants et forgerons, il était vénéré comme un des quatorze saints auxiliaires. Gilles est le patron de Montalcino où une église lui est consacrée.

Iconographie

Il est généralement représenté sous les traits d’un homme âgé qui peut

  • être
    • un abbé
    • un moine blanc bénédictin
    • un évêque
    • un ermite
  • tenir à la main
    • un lis (probable allusion à son nom italien : gilio, le lis)
    • une flèche (allusion à celle qui blessa la biche qui le nourrissait ; voir ci-dessous)

Principales scènes de la vie du saint :

  • Il distribue ses biens à l’époque de sa jeunesse laïque.
  • Lors d’une partie de chasse, Flavius, roi des Goths, blesse une biche qui avait nourri Gilles de son lait ; alors qu’elle est atteinte, il la suit jusqu’à la grotte du saint où elle s’est réfugiée sous sa protection ; c’est ainsi que le refuge de celui-ci est découvert.
  • Alors que Gilles lui rend visite à sa demande, Charlemagne est si honteux de confesser l’un de ses péchés qu’il l’écrit sur un rouleau de parchemin, demandant au saint de prier pour que ce péché lui soit pardonné. Gilles ayant placé le rouleau sur l’autel alors qu’il célébrait la messe, voit un ange apparaître et lui dire : « Grâce aux prières de Gilles, le péché de Charles est pardonné. » Comme souvent les légendes sont racontées avec différentes variantes mineures. Ainsi, on lit ailleurs que les traces écrites du péché rédigées sur le parchemin déposé sur l’autel par un ange s’effacèrent miraculeusement au fur et à mesure du déroulement de l’office. [1]La légende se également dans un récit où le personnage du pécheur n’est pas Charlemagne mais un membre important de la cour de Charles Martel.
  • Le pape accepte de prendre sous sa protection le monastère de Gilles, agenouillé devant lui.
  • Alors qu’il git sur son lit de mort, l’âme du saint monte au ciel.

Notes

Notes
1 La légende se également dans un récit où le personnage du pécheur n’est pas Charlemagne mais un membre important de la cour de Charles Martel.

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