Giovanni di Stefano, « Sibilla Cumana »

Sibilla Cumana

Giovanni di Stefano

Sibylle de Cumes, 1482.

Marqueterie de marbres polychromes.

Inscriptions :

  • cartel au bas de la figure : « SIBYLLA CVMANA CVIVS MEMINIT VIRGILIVS EGLOGIV » [1]
  • panneau porté par deux angelots :  » VLTIMA CVMAEI VENIT IAM CARMINIS AETAS MAGNVS AB INTEGRO SAECLORVM NASCITVR ORDO JAM REDIT ET VIRGO, REDEVNT SATURINA REGNA, IAM NOVA PROGENIES CAELO DEMITTITVR ALTO. » [2]

La sibylle apparaît sous les traits d’une femme âgée, la tête couverte d’un voile. Sa main droite tient le rameau de houx évoqué dans la narration de Virgile, sa main gauche serre des livres. A ses pieds, les six livres réputés détruits par le feu selon la légende de Tarquin. [3]

[1] Allusion au nom de la sibylle.

[2] « « Il s’avance enfin, le dernier âge prédit par la Sibylle : je vois éclore un grand ordre de siècles renaissants. Déjà la vierge Astrée revient sur la terre, et avec elle le règne de Saturne ; déjà descend des cieux une nouvelle race de mortels. » Virgile, Quatrième églogue.

[3] Selon cette légende, Tarquin le Superbe lui achète finalement les trois derniers livres sibyllins, au prix des neuf qu’il avait refusés au préalable, après que la Sibylle eut détruit les six premiers par le feu.