Tempio di San Biagio, Montepulciano

Temple de San Biagio

Via di San Biagio, 20

Se rendre sur place :

Extérieur de l’église

Le Temple de San Biagio, chef-d’œuvre de l’architecture Renaissance en Italie, et universellement reconnu comme tel, a été exécuté entre 1518 et 1548 sur un projet d’Antonio da Sangallo l’Ancien.

La coupole est couverte par une double calotte comportant, au centre, une cavité au-dessus de laquelle s’élève une lanterne ajourée.

Intérieur de l’église

L’intérieur du temple présente un plan centré en forme de croix grecque dont les quatre bras rectangulaires et symétriques se rencontrent à la croisée du transept de format carré, coiffée d’une coupole.

Chacun des quatre bras de l’église est couvert d’une voûte en partie à caissons en plein cintre et éclairée au moyen d’une fenêtre rectangulaire ouverte dans la paroi du fond. Dans chacune des parois s’ouvrent des niches en plein cintre à l’intérieur desquelles prend place les autels secondaires au nombre de six.

Construite entre 1536 et 1544, la coupole, d’un diamètre de 13 mètres, repose sur quatre trompes. Une importante différence de niveau s’observe entre les tambours externe et interne, comme cela apparaît sur la section ci-dessous.

Après avoir été ornée d’un décor datant la fin du XVIe siècle [1]Celui-ci dénaturait l’édifice dont la beauté tient à la perfection de sa structure architecturale., l’église a retrouvé grâce à d’importants travaux réalisés à la fin du XIXe s., une splendeur fondée sur la perfection géométrique de ses formes architecturales, la proportion parfaite de ses volumes et la beauté d’une pierre ambrée sur laquelle la lumière du jour vient faire saillir des reliefs et dessiner des ombres mouvantes.

Seul le bras de l’église où est situé le maître-autel a conservé son décor baroque de sculptures, de peintures et de stucs encadrant l’image réputée miraculeuse de la Vierge à l’Enfant avec saint François, dite Madonna di San Biagio, peinte par le ‘Maître de Badia a isola’ au XIIIe s.

Indépendamment du maître-autel, les six autels situés le long des murs des trois bras de l’église étaient ornés de peintures. Ces autels avaient, à partir de la fin du XVIe s., été assignés à quelques unes des plus importantes familles de la noblesse de Montepulciano afin, précisément, de les orner de peintures et de stucs, et de les pourvoir de biens. À la fin du XIXe s., lors de la suppression de ce décor tardif [2]Le mobilier rassemblé dans l’église depuis le XVIe siècle a été en grande partie enlevé lors de la restauration néo-Renaissance du monument qui a débuté dans les années 1880. et de la restitution des autels dans un style Renaissance, seule la chapelle de l’Annonciation a conservé la peinture représentant l’Annonciation. Celle-ci s’insérait à l’origine dans une structure réalisés sur un dessin d’Antonio da Sangallo ; ses dimensions adaptées ont permis de la maintenir au-dessus de l’autel qui a été reconstruit à l’occasion des travaux réalisés au XIXe s :

Œuvres provenant du temple de San Biagio
Plan de l’église de San Biagio, dessin ancien.

L’exposition Il tempio di San Biagio dopo Antonio da Sangallo (22 avril – 4 novembre 2018), a permis de contempler in situ les cinq grands tableaux qui ornaient les autels de l’église jusqu’au milieu du XIXe siècle parmi lesquels :

L’exposition présentait également une section comportant des images, des plans et des vues de l’intérieur, ainsi que quelques splendides tuiles de terre cuite émaillées [3]Ces tuiles sont dorénavant visibles au Museo Civico (voir : Santi BuglioniEmbrici di copertura). aux couleurs vives, retrouvées dans un dépôt lors des derniers travaux de restauration du temple achevés en 2017. Ces tuiles, à l’origine, couvraient la coupole, donnant lieu, sans aucun doute, à un spectacle d’une rare beauté.

Notes

Notes
1 Celui-ci dénaturait l’édifice dont la beauté tient à la perfection de sa structure architecturale.
2 Le mobilier rassemblé dans l’église depuis le XVIe siècle a été en grande partie enlevé lors de la restauration néo-Renaissance du monument qui a débuté dans les années 1880.
3 Ces tuiles sont dorénavant visibles au Museo Civico (voir : Santi BuglioniEmbrici di copertura).
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